La pose de panneaux solaires imposée par le Conseil de l’urbanisme sur certains bâtiments

Ils deviennent obligatoires pour les nouvelles villas dont le toit fait 100 m² et les immeubles non résidentiels avec un toit de 250 m²; Les immeubles résidentiels vont suivre

Panneaux solaires générateurs d'énergie sur le toit d'une maison dans le centre d'Israël. (Crédit : Chen Leopold / Flash 90)

La Commission nationale de la planification et de la construction a approuvé mardi une nouvelle réglementation du ministère de l’Énergie imposant à toutes les nouvelles villas et à tous les bâtiments non résidentiels d’une certaine taille d’installer des panneaux solaires pour produire de l’électricité.

La réglementation entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel, prévue dans les prochaines semaines.

Les règles s’appliqueront aux maisons individuelles ayant un toit d’au moins 100 mètres carrés et aux bâtiments non résidentiels ayant un toit de plus de 250 mètres carrés.

Les ingénieurs municipaux auront le pouvoir discrétionnaire d’exempter certains bâtiments de ces exigences, notamment s’ils présentent une valeur architecturale particulière ou si les toits font l’objet d’un projet de construction.

La réglementation est en préparation depuis deux ans.

Le ministère a indiqué dans un communiqué de presse que cette mesure permettrait de préserver quelque 3 500 hectares de terres libres de champs solaires et d’économiser une partie des milliards de shekels nécessaires à l’extension du réseau électrique, puisque la production d’énergie serait mieux adaptée aux besoins de consommation.

Le ministre de l’Énergie Eli Cohen a fait savoir qu’il œuvrerait pour que la réglementation s’étende aux immeubles résidentiels, dans lesquels vivent la majorité des Israéliens.

Parmi les nombreux obstacles rencontrés dans ces immeubles, il y a le fait que les propriétaires d’appartements doivent accepter d’acheter un système et d’établir un mécanisme de distribution des revenus.

Selon plusieurs rapports récents, dont un du contrôleur de l’État, Israël est à la traîne par rapport à ses propres objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon le rapport du contrôleur de l’État, publié en mars, le gouvernement s’attend désormais à réduire ses émissions de 12 % d’ici à 2030, au lieu des 27 % promis aux Nations unies en août 2021.

Il prévoyait de produire 19 % de l’électricité à partir de sources renouvelables d’ici à 2030, au lieu des 30 % initialement prévus, et de réduire les émissions dues à l’électricité de 21 % au lieu des 30 % prévus – un objectif qui aurait tout de même placé le pays en dernière position parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le contrôleur de l’État, Matanyahu Engelman, a écrit qu’au lieu de promouvoir les énergies renouvelables, environ 4 milliards de shekels sont dépensés chaque année pour subventionner les combustibles fossiles, un soutien qui ne cesse d’augmenter.

Engelman a précisé que les chiffres pour 2022 et 2023 devraient encore augmenter, grâce à l’annulation par le gouvernement de la taxe sur le charbon et à la réduction de la taxe sur l’essence. Combinées, ces mesures faisaient perdre au Trésor 3,5 milliards de shekels par an.

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