La Première ministre népalaise rend hommage à l’otage tué Bipin Joshi

'Bipin est un fils de toutes les mères népalaises', a déclaré Sushila Karki lors d'une cérémonie à l'aéroport de Katmandou, où son corps est a été rapatrié

La Première ministre par intérim du Népal, Sushila Karki, s'exprime à côté du cercueil de Bipin Joshi, un étudiant népalais tué alors qu'il était retenu en otage à Gaza, à l'aéroport international Tribhuvan de Katmandou, le 20 octobre 2025, quelques jours après son retour de captivité par le Hamas dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu et d'échange d'otages à Gaza. (Crédit : PRAKASH MATHEMA / AFP)

La Première ministre du Népal a recouvert lundi à Katmandou, le corps de Bipin Joshi, otage à Gaza, du drapeau national, après son rapatriement dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

« Bipin est un fils de toutes les mères népalaises », a déclaré la Première ministre Sushila Karki lors d’une cérémonie à l’aéroport de Katmandou, où son corps est a été rapatrié lundi.

« Le nom de Bipin sera immortel, personne ne pourra oublier son courage et les épreuves qu’il a dû affronter », a-t-elle affirmé.

Etudiant en agriculture, Bipin Joshi, qui avait 22 ans quand il a été enlevé, faisait partie d’un groupe de Népalais arrivé en Israël trois semaines avant l’attaque sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.

Il avait été enlevé dans un kibboutz du sud d’Israël et dix Népalais avaient été abattus.

Son ami népalais Himanchal Kattel, seul autre survivant de l’attaque au sein du groupe, avait raconté à l’AFP qu’une grenade avait été lancée dans l’abri et que Bipin Joshi l’avait interceptée avant qu’elle n’explose avant de la relancer, lui « sauvant la vie ».

Une image fixe, dont la publication a été autorisée par la famille de Bipin Joshi, tirée d’un enregistrement découvert à Gaza qui le montre quelques semaines après son enlèvement en Israël. (Crédit : Forum des familles d’otages et de personnes disparues)

Jusqu’au bout, sa famille avait l’espoir qu’il soit en vie.

Le 14 octobre, le gouvernement israélien a informé Katmandou de son décès, selon le ministère des Affaires étrangères du Népal.

« Nous avons attendu pendant deux ans et espéré qu’il reviendrait à la maison – mais en vain », a déclaré son cousin Kishor Joshi à l’AFP.

Sur les réseaux sociaux, le gouvernement israélien l’a présenté comme un étudiant venu « apprendre l’agriculture et construire un avenir meilleur ».

« Une vie innocente, pleine de promesses, volée trop tôt », a ajouté Israël.

Sa dépouille sera transportée à Kanchanpur, dans le sud-ouest du Népal, où vit sa famille.

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