La sécurité de Bennett renforcée face aux menaces d’attentat avant les élections

L’ancien Premier ministre bénéficie d’une protection équivalente à celle du ministre de la Défense ; Yisrael Beytenu porte plainte après des menaces de mort contre Avigdor Liberman

L'ancien Premier ministre et chef du parti Beyahad, Naftali Bennett, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 11 septembre 2026. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La sécurité de l’ancien Premier ministre et chef du parti Beyahad, Naftali Bennett, a été doublée ces derniers jours en raison de menaces et de tentatives d’attentat à son encontre, ce qui porte son niveau de protection à celui d’un ministre de la Défense, a rapporté la presse israélienne mercredi, avant que cette information ne soit confirmée par le parti.

La décision de renforcer la protection de Bennett intervient alors que celui-ci effectue une tournée dans les bastions du Likud à travers le pays afin de persuader les partisans du Premier ministre Benjamin Netanyahu de changer de camp avant les élections législatives qui se tiendront la semaine prochaine.

Le mois dernier, deux salières en verre ont été lancées sur Bennett lors d’un meeting électoral dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, blessant deux membres de son équipe, dont l’une a dû être soignée.

La police a depuis engagé des poursuites contre Eliya Azard, un habitant de Bnei Brak âgé de 26 ans, l’accusant de coups et blessures simples et de comportement susceptible de troubler l’ordre public.

L’agence de sécurité intérieure du Shin Bet a également déjoué plusieurs complots ourdis par des agents étrangers visant à nuire à Bennett au cours de l’année écoulée. Ces complots seraient liés à ses actions contre l’Iran lorsqu’il occupait le poste de Premier ministre.

Les propos enflammés tenus par les responsables politiques et les citoyens à l’approche des élections du 27 octobre ont fait craindre des violences politiques. Le président Isaac Herzog a averti à plusieurs reprises que « les élections ne sont pas une guerre civile », dans une tentative infructueuse d’apaiser les tensions.

Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, lors du Festival de la démocratie, au centre commercial BIG de Glilot, avant les élections législatives, le 13 octobre 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Mercredi, le parti Yisrael Beytenu a déclaré que son dirigeant, Avigdor Liberman, avait reçu une série de menaces de mort, ce qui l’a incité à déposer une nouvelle plainte auprès du sergent d’armes de la Knesset, chargé de la sécurité des députés.

Selon le parti, ces menaces comprenaient des messages tels que : « Ce n’est que quand tu auras une balle dans la tête que tu fermeras ta gueule, espèce de salaud de nazi qui déteste le judaïsme », ou encore « À la potence dès aujourd’hui ».

D’autres messages disaient : « Ta vie touche à sa fin, espèce de fils de pute de voleur », et « C-R-È-V-E, espèce de bouledogue. Que le ventre qui t’a porté brûle, descendant d’Amalek », faisant référence à l’ennemi biblique des Israélites.

« Nous ne devons pas attendre que les paroles se transforment en actes », a averti Yisrael Beytenu dans un communiqué, exigeant une « action immédiate et décisive » contre les responsables.

« Aucune menace ne fera taire Liberman ni ne nous intimidera. Nous continuerons à dire la vérité et à œuvrer pour la sécurité d’Israël et la conscription universelle », a ajouté le parti.

Yisrael Beytenu a porté plainte auprès de la police le mois dernier après que Liberman a reçu un message menaçant de l’exécuter.

Les menaces contre Liberman font suite à un autre incident récent au cours duquel un panneau d’affichage de campagne du parti de gauche HaDemocratim a été vandalisé par des graffitis menaçants visant le chef du parti, Yaïr Golan.

Les mots « Recherché, mort ou vif » avaient été griffonnés sur le visage de Golan, à côté de graffitis l’accusant d’être « un ignoble meurtrier de Juifs » et des lettres « KKK », en référence au groupe suprémaciste blanc américain Ku Klux Klan.

HaDemocratim a déposé un recours devant la Haute Cour de justice le mois dernier, demandant une ordonnance provisoire obligeant le Shin Bet et le gouvernement à assurer la protection de Golan, en invoquant ce qu’il a décrit comme des dizaines de menaces à son encontre.

La Haute Cour a par la suite demandé à Golan de retirer son recours, affirmant qu’elle « ne pouvait pas intervenir dans des questions de sécurité relevant de la compétence du Shin Bet ».

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