La Syrie se dotera le 1er mars d’un gouvernement reflétant la « diversité » du pays

Les nouvelles autorités ont promis de tenir une 'conférence de dialogue national' impliquant tous les Syriens, mais n’ont pas encore fixé de date

Le ministre intérimaire des Affaires étrangères de la Syrie, Asaad al-Shibani, répond à des questions lors d'une interview au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, le 12 février 2025. (Crédit : FADEL SENNA / AFP)

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a annoncé mercredi que la Syrie se doterait le 1er mars d’un gouvernement reflétant « la diversité » du peuple syrien, pour succéder à l’actuelle direction intérimaire mise en place à la chute de Bachar al-Assad.

« Le gouvernement qui sera mis en place le 1er mars représentera autant que possible le peuple syrien et prendra en compte sa diversité », a affirmé M. Chaibani en marge du Sommet mondial des gouvernements organisé à Dubaï, aux Emirats arabes unis.

Deux jours après avoir renversé Bachar al-Assad, le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui dirige la nouvelle administration à Damas, avait désigné Mohammed al-Bachir à la tête d’un gouvernement provisoire chargé de gérer les affaires courantes jusqu’au 1er mars.

« Le peuple syrien est un partenaire du changement », a déclaré M. Chaibani, ajoutant que « toutes les réformes et modifications mises en place ces deux derniers mois concernant la feuille de route politique ont été (..) issues de consultations avec la diaspora syrienne et la société civile à l’intérieur du pays ».

Le mois dernier, Ahmad al-Chareh, le chef de HTS qui a mené l’offensive rebelle ayant renversé le pouvoir d’Assad le 8 décembre 2024, a été nommé président intérimaire du pays multiconfessionnel et multiethnique.

Les nouvelles autorités ont été chargées de former un « conseil législatif intérimaire pour la période de transition », l’ancien parlement ayant été dissous, ainsi que le parti Baas, qui a dirigé la Syrie pendant des décennies.

M. Chareh avait déclaré que l’organisation d’élections pourrait prendre jusqu’à cinq ans.

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