La Turquie « salue » l’offensive syrienne à Alep contre les combattants kurdes

La Turquie s'est dite prête jeudi à 'soutenir' l'armée syrienne dans son 'opération antiterroriste' si elle 'sollicite' son assistance

Photo d'illustration: Des combattants de l'Armée nationale syrienne soutenue par la Turquie patrouillent sur une route dans la région de Manbij, dans la province d'Alep, au nord-est de la province, le 4 janvier 2025, au milieu de combats entre groupes soutenus par la Turquie et forces dirigées par les Kurdes près du barrage de Tishreen. (Crédit : Aaref Watad / AFP)

Le ministre turc de la Défense Yasar Güler a « salué » vendredi l’opération de l’armée syrienne contre les combattants kurdes à Alep, principale ville du nord de la Syrie.

« Nous saluons favorablement cette opération qui vise l’ensemble des groupes terroristes. Je voudrais réaffirmer que nous considérons la sécurité de la Syrie comme notre propre sécurité et que nous soutenons la lutte de la Syrie contre les organisations terroristes », a déclaré M. Güler lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre turc des Affaires étrangères, prônant « un seul État, une seule armée, ainsi que l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie ».

« Le rétablissement de l’ordre public en Syrie est primordial pour la paix et le bien-être de la population. La lutte contre le terrorisme doit se poursuivre efficacement », a de son côté déclaré le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan.

« Nous attendons également des FDS (Forces démocratiques syriennes, NDLR) qu’elles respectent l’accord du 10 mars et remplissent leurs obligations dans les meilleurs délais », a-t-il affirmé.

Les violences ont éclaté mardi entre des combattants kurdes et l’armée dans la deuxième ville de Syrie, alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées au sein du nouvel Etat.

La Turquie s’est dite prête jeudi à « soutenir » l’armée syrienne dans son « opération antiterroriste » si elle « sollicite » son assistance.

La Turquie considère les groupes armés kurdes en Syrie, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS et ont notamment lutté contre les jihadistes de l’organisation Etat islamique, comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit par Ankara.

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