L’ADL dénonce l’afflux de « messages antisémites codés » de personnalités saoudiennes

Cette tendance inclut notamment des attaques significatives contre les EAU avec des propos qui, selon certains analystes, résultent d'une directive de la famille royale saoudienne

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s'exprime lors du Forum d'investissement saoudo-américain au Centre international de conférences King Abdulaziz à Riyad, en Arabie saoudite, le 13 mai 2025. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

L’Anti-Defamation League a dénoncé ce qu’elle a qualifié de récente vague de « messages antisémites à peine voilés » de la part de personnalités médiatiques saoudiennes.

Cette tendance inclut notamment des attaques significatives contre les Émirats arabes unis, dans un contexte de querelle persistante et de fracture croissante entre l’Arabie saoudite et son voisin du Golfe sur diverses questions de politique étrangère, notamment le Yémen et la Somalie. Selon certains analystes, ces propos hostiles à Abu Dhabi résultent d’une directive de la famille royale saoudienne.

Un article publié hier en première page du journal saoudien Al-Jazirah affirmait que les Émirats arabes unis « étaient le plus important instigateur de l’agression de l’entité sioniste contre la bande de Gaza ».

« L’ADL s’inquiète de la fréquence et du volume croissants des prises de parole des voix saoudiennes influentes — analystes, journalistes et prédicateurs — qui utilisent ouvertement des messages antisémites codés et assurent agressivement la promotion d’un discours anti-Accords d’Abraham, en colportant souvent, de plus, des théories conspirationnistes sur les ‘complots sionistes' », peut-on lire dans un communiqué du groupe.

« Un tel comportement est préjudiciable à plusieurs niveaux. Il réduit en effet les perspectives de coexistence pacifique dans la région, et affaiblit les initiatives régionales visant à promouvoir la tolérance, la compréhension et la prospérité », a ajouté l’ADL.

L’article d’Al-Jazirah a été supprimé du site web du journal peu après la publication de cet article.

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