Lapid à Goldknopf : Faire en sorte que chaque enfant, en Israël, reçoive une éducation n’a rien à voir avec une « haine des Haredim »

La Haute Cour de justice a ensuite enjoint à l'État de répondre avant mercredi 8 h au recours déposé par le chef de l'opposition

Le chef de l'opposition Yair Lapid s'adresse à une réunion hebdomadaire du groupe parlementaire Yesh Atid à la Knesset, le 29 décembre 2025. (Crédit : Sam Sokol/The Times of Israel)

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, s’en est pris au président du parti Yahadout HaTorah, Yitzhak Goldknopf, après que ce dernier l’a accusé d’avoir intenté une action en justice contre le versement de près d’un milliard de NIS aux écoles ultra-orthodoxes en raison d’une « haine des haredim ».

« Rabbin Goldknopf, le fait de s’engager au sein de l’armée israélienne n’a rien à voir avec la ‘haine des Haredim’. » Le fait d’apprendre les mathématiques ou l’anglais n’est pas non plus un signe de ‘haine des Haredim’. Le fait de penser que les gens doivent travailler pour gagner leur vie n’a rien à voir non plus avec une ‘haine des Haredim’. Enfin, le fait de vouloir que chaque enfant en Israël — y compris les enfants haredim — aient ce qui est bon pour eux, à savoir une éducation appropriée avec un programme scolaire de base, n’a rien à voir avec une ‘haine des Haredim' », a déclaré Lapid dans un communiqué.

« Cela ne sert à rien de crier à la ‘haine des Haredim’ à chaque fois que des devoirs civiques fondamentaux vous sont imposés – devoirs que tous les citoyens israéliens sont tenus d’accomplir », a-t-il ajouté.

Le parti Yesh Atid de Lapid a déposé mardi un recours auprès de la Cour suprême dans le but d’obtenir un « référé » contre le versement de fonds provenant d’un reliquat du budget 2025, ce à quoi Goldknopf a réagi en l’accusant de vouloir faire des Haredim des « citoyens de seconde zone ».

La Haute Cour de justice a ensuite enjoint à l’État de répondre avant mercredi 8 h au recours déposé par le chef de l’opposition.

Le parti Yesh Atid a demandé une injonction préliminaire bloquant le transfert de ces fonds, qui a été approuvé la semaine dernière par la commission des Finances de la Knesset.

Cette décision permettrait aux réseaux scolaires affiliés aux partis haredim Shas et Yahadout HaTorah de recevoir 786 millions de shekels, tandis que 136 millions de shekels seraient versés à des écoles dites « reconnues mais non officielles », qui s’engagent à enseigner 75 % du programme scolaire du tronc commun – les connaissances fondamentales que l’État estime que chaque enfant scolarisé doit acquérir : langue, mathématiques et sciences, et anglais. Or, dans la pratique, ces écoles ne respectent pas toujours cet engagement.

Les Talmud Torah, qui n’enseignent pas le programme scolaire du tronc commun, recevraient 151 millions de shekels supplémentaires.

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