Lapid dévoile les candidats de Yesh Atid sur la liste de BeYahad
Merav Ben-Ari, Noam Tibon, Meirav Cohen et Ram Ben Barak mènent la liste. Yesh Atid obtient 4 places sur les 10 premières de cette liste commune
Samedi, le chef de l’opposition, Yair Lapid, a révélé le nom des membres de son parti Yesh Atid qui figureront sur la liste de BeYahad pour le prochain scrutin du 27 octobre.
En deuxième place, juste derrière Lapid, se trouve la députée Merav Ben-Ari, suivie du général de réserve Noam Tibon, de la députée Meirav Cohen et du député Ram Ben Barak. Les femmes occupent quatre des dix premières places attribuées à Yesh Atid et sept des quinze premières.
« Si nous voulons remettre le pays sur le droit chemin, il n’y a pas de meilleur moyen de le faire que de donner le pouvoir à ces personnes », a déclaré Lapid au sujet de sa liste dans un message adressé aux militants du parti.
Conformément à l’accord conclu entre Lapid et l’ex-Premier ministre Naftali Bennett, qui dirige BeYahad, Yesh Atid occupera quatre des dix premières places de la liste conjointe et près de la moitié des quinze premières places.
Les autres membres de la liste sont Naor Shiri, Vladimir Beliak, Yorai Lahav-Hertzanu, Yasmin Sacks-Fridman, Neta Attias, Moshe Turpaz, Simon Davidson, Shelly Tal Meron, Roni Fantanesh Malkai et Mati Sarfatti Harcavi.
C’est en avril dernier que Bennett et Lapid ont annoncé leur candidature commune, en unissant les destinées de Yesh Atid et du nouveau parti de Bennett. Le jour de l’annonce, Bennett avait déclaré « Le temps des divisions est révolu », et Lapid, appelé les forces du centre à se rassembler derrière Bennett afin de former le prochain gouvernement.
Bennett et Lapid s’étaient déjà associés au sein d’une coalition de huit partis après les élections de 2021, lesquelles avaient mis fin à 12 années consécutives de présence de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre. Bennett avait occupé la fonction de Premier ministre dans le cadre d’un accord de rotation avec Lapid, lequel avait ensuite pris le relais, peu de temps avant que la coalition ne s’effondre en 2022.
Les premiers temps, cette nouvelle alliance a donné un bel élan aux deux chefs de l’opposition. Un sondage de la chaîne N12 publié le lendemain de la fusion créditait en effet BeYahad de 26 sièges, devant le Likud, à 25 sièges. Quelques jours plus tôt, pris séparément, les partis de Bennett et Lapid avaient obtenu un total de 28 sièges. (En 2022, Yesh Atid avait remporté 24 sièges ; Bennett ne s’était pas présenté.)
Mais le soutien à BeYahad a fortement chuté lorsque le parti Yashar, de Gadi Eisenkot, s’est fait connaitre en juin dernier. Selon des sondages de début de semaine, l’alliance est créditée de 12 à 15 sièges et le parti de l’ex-chef d’État-Major de Tsahal de 22 à 26 sièges, ce qui laisse moins de places aux députés sortants de Yesh Atid sur la liste conjointe.
« BeYahad », le 20 août 2026, à Ramat Hasharon, en Israël. (Gili Yaari/Flash90.)
La publication de cette nouvelle liste fait suite à l’annonce, par six députés de Yesh Atid, de leur refus de se présenter sous les couleurs du parti, tout en restant membres. Parmi les parlementaires qui font défection figurent des figures historiques de Yesh Atid, à l’instar de Meir Cohen, Mickey Levy et Karine Elharrar, ainsi que Debbie Biton, Tatiana Mazarsky et Michal Shir. Cohen, Levy et Elharrar sont des membres fondateurs de Yesh Atid, qui a fait son entrée à la Knesset en 2013.
Elazar Stern, député sortant de Yesh Atid, a rejoint les rangs du parti d’Eisenkot, et son ancien collègue de parti Yoav Segalovitz se présente, lui, sur la liste de Raam, sans avoir pour autant rejoint ce parti à majorité arabe.
Fin juin, Eisenkot a reproché à Bennett et Lapid d’avoir affaibli le camp des anti-Netanyahu en refusant sa proposition de créer un « super-parti » tripartite. De son point de vue, une grande liste centriste flanquée de partis de gauche et de droite aurait maximisé les chances de l’opposition.
Ce rééquilibrage a relancé les spéculations sur une consolidation accrue au sein de l’opposition.
Bennett et Eisenkot se sont vus le week-end dernier pour évoquer une éventuelle fusion, a rapporté la chaîne N12 vendredi, mais sans parvenir à un accord.
Les listes électorales doivent être finalisées pour le mardi 8 septembre prochain.