Retour des otages : L’opposition fustige l’attaque contre des manifestants à Rehovot
'Nous n'arrêterons pas et n'abandonnerons pas les otages tant que tout le monde ne sera pas rentré chez lui', a indiqué le chef de l'opposition
Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a déclaré que l’attaque contre des manifestants qui réclamaient un accord pour la libération des otages, samedi soir à Rehovot, était le résultat de la « machine à poison violente qui mène le gouvernement ».
« Nous n’arrêterons pas et n’abandonnerons pas les otages tant que tout le monde ne sera pas rentré chez lui », a-t-il écrit sur le réseau social X.
La « machine à poison » est le nom donné par certains détracteurs déclarés du Premier ministre Benjamin Netanyahu à ce qu’ils décrivent comme un réseau d’experts, de journalistes, d’influenceurs et de militants qui se consacrent à salir les rivaux politiques du Premier ministre.
Suite aux agressions perpétrées contre des manifestants anti-gouvernement à Rehovot par des partisans de Netanyahu, un deuxième groupe de manifestants à Kiryat Ono a déclaré avoir été agressé lors d’une manifestation devant un événement auquel participait le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar.
Des vidéos publiées par des militants anti-gouvernement sur les réseaux sociaux montrent des échauffourées violentes à l’extérieur du lieu de l’événement, ainsi que des affrontements entre des partisans du gouvernement et les forces de l’ordre.
Selon une publication provenant d’un compte qui suit les violences contre les manifestants, un œuf aurait également été lancé sur les manifestants.
Les chefs de l’opposition à la Knesset ont accusé le Premier ministre d’être responsable des agressions physiques contre les manifestants qui réclamaient un accord pour la libération des otages à Rehovot.
« Les violences commises ce soir contre les manifestants ne sont pas un accident, elles sont le résultat direct de l’incitation à la violence menée par Netanyahu et ses partenaires. Il s’agit d’un acte de terrorisme politique visant à réduire au silence et à dissuader », a déclaré Yaïr Golan, le chef du parti Les Démocrates. Il a promis de « ne pas abandonner » tant que les otages ne seront pas libérés, que la guerre ne sera pas terminée et qu’Israël ne sera pas sauvé de « la corruption, de l’incitation à la violence et de la peur ».
Au cours des agressions, les militants ont crié « King Bibi », en référence à Netanyahu, tandis qu’un autre a déchiré un drapeau d’Israël porté par l’un des manifestants.
Selon Benny Gantz, chef du parti HaMahane HaMamlahti, attaquer des manifestants et profaner des drapeaux « n’est ni de droite ni de gauche, mais simplement un acte criminel commis par une poignée d’extrémistes incités à la haine ».
Appelant la police à traduire les auteurs en justice, Gantz a déclaré que le peuple israélien « en a assez des extrémistes qui font tout ce qu’ils peuvent pour nous diviser ».
Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a lancé un appel à l’unité en temps de guerre, déclarant que de tels incidents sont inacceptables et que les Israéliens ne doivent pas laisser la toxicité « désintégrer la société israélienne ».