Lapid : le piratage électoral touchera probablement Israël
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Lapid : le piratage électoral touchera probablement Israël

Le président de Yesh Atid demande la création d’une équipe chargée de contrer une intervention étrangère et affirme qu’il peut être encore plus difficile de se protéger contre les fausses informations

Yair Lapid, président du parti Yesh Atid, lors d'une conférence de presse, le 3 avril 2017. (Crédit : Flash90)
Yair Lapid, président du parti Yesh Atid, lors d'une conférence de presse, le 3 avril 2017. (Crédit : Flash90)

Yair Lapid, député et président de Yesh Atid, a prédit mardi que les prochaines élections israéliennes seraient probablement piratées, et a demandé la mise en place d’une équipe chargée de préparer une défense.

Lapid est un ancien ministre des Finances et ancien journaliste, qui préside le parti centriste d’opposition.

« Il y a de grands risques que dans ces élections, il y ait de profondes interférences informatiques qui modifieront les résultats », a déclaré Lapid pendant la conférence Cyber Week 2017 à Tel Aviv. De telles interférences ont eu lieu aux Etats-Unis et en France, et il est probable qu’elles se produisent également en Israël, a-t-il dit.

Lapid a appelé Israël à mettre rapidement en place une équipe chargée de préparer ce scénario.

« Comme dans d’autres domaines du cyber, Israël doit aussi être le pionnier mondial dans la lutte pour la défense de la démocratie. Nous en avons les capacités », a-t-il dit.

IDF soldiers at a control board in the National Cyber Bureau (Photo credit: Moshe Shai/FLASH90)
Des soldats de l’unité de cyber-sécurité. Illustration. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

L’équipe devrait comprendre des membres de l’unité d’élite des renseignements de l’armée israélienne, l’unité 8200. Elle devrait également être guidée et répondre à une institution objective, a-t-il dit, qui pourrait être le président d’Israël, a-t-il suggéré.

Lapid a ajouté qu’en plus des attaques directes contre des systèmes informatiques et peut-être contre des infrastructures critiques, ce qui pourrait créer une panique dans les jours précédents les élections, Israël devrait également se préparer à une campagne de désinformation.

Disséminer de fausses informations est facile à faire, et bien moins compliqué technologiquement qu’une attaque informatique classique, a-t-il souligné. Au lieu de milliers de lignes de code, vous n’avez besoin que d’une courte histoire, fausse, bien écrite, crédible et bien placée, a-t-il expliqué.

Gérer ce qu’il a appelé la « cyber-politique » pourrait même être encore plus dur que de faire face aux cyber-technologies, a-t-il dit, notamment en raison de la difficulté à faire la distinction entre une intervention étrangère ou une fausse information, et un post légitime de campagne électorale.

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