L’Arabie saoudite ouvre sa propre enquête sur l’attaque du vol flydubai – sources
Israël, dont les citoyens constituaient la quasi-totalité des 172 passagers, a proposé de rejoindre toute enquête de sécurité menée par l’Arabie saoudite, mais n’a pour l’instant pas été invité à le faire
L’Arabie saoudite a ouvert une enquête pour accident aérien suite à l’agression au couteau qui s’est produite la semaine dernière dans le cockpit d’un avion de la compagnie flydubai. Des experts évaluent actuellement les risques pour la sécurité aérienne, tandis qu’une enquête pénale distincte, menée par les Émirats arabes unis, est en cours, ont rapporté trois sources proches du dossier.
Si les enquêtes de sécurité, qui visent à garantir la sécurité des vols, sont courantes après un accident, elles ne sont néanmoins pas obligatoires lorsqu’il s’agit d’un acte délibéré, comme dans le cas de la tentative présumée du copilote de faire s’écraser l’avion de flydubai à destination d’Israël, le 30 septembre.
Des sources proches du dossier ont indiqué que l’Arabie saoudite a informé les agences aéronautiques étrangères spécialisées de son intention de mener une enquête de sécurité, conformément aux règles internationales, sur le vol FZ1073, qui se trouvait dans l’espace aérien saoudien lorsque le copilote a attaqué le commandant de bord avec une hache.
Le Centre national saoudien de sécurité des transports, responsable des enquêtes sur les accidents, n’a pas encore répondu à une demande de commentaire. Le gouvernement saoudien et l’autorité de régulation du pays n’ont pas non plus répondu aux demandes de commentaires.
Le Bureau national américain de la sécurité des transports (NTSB), lequel devrait être étroitement associé à toute enquête puisque le Boeing 737 MAX qui a survécu à une chute vertigineuse a été conçu et construit aux États-Unis, n’a pas pu être joint immédiatement pour commenter.
Les responsables des Émirats arabes unis n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Conformément aux règles internationales, les Émirats arabes unis seront également automatiquement impliqués, car l’avion y est immatriculé et la compagnie aérienne est basée à Dubaï.
Les Émirats arabes unis ont déjà ouvert une enquête pénale distincte sur l’incident, que leur procureur général a qualifié d’ « attaque terroriste ».
Israël, dont les ressortissants constituaient la quasi-totalité des 172 passagers à bord, a proposé de prendre part à toute enquête de sécurité menée par l’Arabie saoudite, mais n’a pour l’instant pas été invité à le faire, a annoncé à Reuters le directeur de l’agence nationale chargée des accidents aériens.
« Nous attendons toujours une notification de l’Arabie saoudite nous invitant à nous associer à l’enquête », a affirmé Ofer Vaknin, directeur de l’Autorité d’enquête sur la sécurité aérienne.
L’Arabie saoudite et Israël n’entretiennent pas de relations diplomatiques. Toutefois, selon les experts, le système de coopération en matière de prévention des accidents, en place depuis plusieurs décennies et largement reconnu pour avoir permis une forte réduction du taux d’accidents, peut transcender les clivages politiques.