L’Argentine expulse le chargé d’affaires d’Iran – ministère
Mohsen Soltani Tehrani a été déclaré persona non grata et doit quitter le pays dans les 48 heures suite à des 'accusations fausses, offensantes et infondées' contre le pays et ses autorités
L’Argentine a déclaré persona non grata le chargé d’affaires et conseiller iranien, Mohsen Soltani Tehrani, et lui a ordonné de quitter le pays dans les 48 heures, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères.
Cette mesure fait suite à une déclaration du ministère iranien des Affaires étrangères contenant, selon le ministère argentin, des « accusations fausses, offensantes et infondées » contre l’Argentine et ses autorités.
Deux jours auparavant, l’Argentine avait désigné le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, organisation terroriste.
« Cela constitue une ingérence anticonstitutionnelle dans les affaires intérieures de notre pays et une déformation délibérée des décisions adoptées conformément au droit international et à l’ordre juridique national », indique le communiqué argentin, tout en soulignant « l’engagement indéfectible » du pays « envers la mémoire, la justice et la lutte contre le terrorisme, dans le strict respect du droit international ».
Tehrani est le diplomate iranien de plus haut rang en poste en Argentine.
Le communiqué poursuit en disant que l’Argentine « ne tolérera aucun grief ni aucune ingérence de la part d’un État qui a systématiquement manqué à ses obligations internationales et qui persiste à entraver le cours de la justice ».
Le 17 mars 1992, une camionnette piégée a foncé sur l’ambassade d’Israël, faisant 22 morts et plus de 200 blessés.
Deux ans plus tard, un autre attentat contre le siège du centre juif AMIA, a fait 85 victimes.
La justice argentine impute ces deux attentats à l’Iran, et leurs auteurs restent impunis.
Le gouvernement argentin a dénoncé dans son communiqué le « refus persistant » de l’Iran de coopérer avec la justice dans l’affaire de l’attentat contre l’AMIA, ainsi que son non-respect des injonctions internationales d’arrestation et d’extradition.
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