L’assassin et le violeur d’un ado, en 1989, devrait être libéré dans le cadre de l’accord

Oren Baharami, âgé de 13 ans, avait été attiré dans une pièce abandonnée du monastère arménien de Jaffa par Ahmed Mahmed Jameel Shahada

Illustration : Des gardiens de prison dans une prison israélienne détenant des prisonniers Palestiniens, en février 2012. (Crédit : Moshe Shaï/Flash 90)

Un prisonnier palestinien qui avait été condamné pour le viol et pour le meurtre d’un adolescent israélien, en 1989, devrait être libéré dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu qui a ouvert la porte à la libération des otages, a signalé le quotidien Haaretz, malgré le verdict qui avait été rendu par les juges, à l’époque, et qui estimait que les faits ne relevaient pas du terrorisme.

En avril 1989, Oren Baharami, âgé de 13 ans et qui était originaire de Bat Yam, dans le centre d’Israël, avait été attiré dans une pièce abandonnée du monastère arménien de Jaffa par Ahmed Mahmed Jameel Shahada, un habitant de Gaza.

Shahada et un complice avaient ensuite violé et assassiné l’adolescent, abandonnant son corps sans vie dans le monastère, où il avait été retrouvé quelques jours plus tard.

Le meurtre avait été qualifié de criminel – impliquant qu’il ne s’agissait pas d’un acte terroriste commis pour des raisons nationalistes.

Shahada avait été condamné à la prison à vie.

Haaretz a fait savoir que même s’il n’avait pas été mis en examen pour terrorisme, Shahada a été jugé éligible à une libération dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas, accord qui a ouvert la porte à la remise en liberté des otages, et qui prévoit la libération de 250 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale en Israël en échange des 48 otages qui se trouvent entre les mains des groupes terroristes à Gaza, en plus de 1 700 autres Palestiniens arrêtés après le pogrom du 7 octobre 2023.

L’article a noté que sur la liste des prisonniers condamnés à perpétuité qui seront libérés, Shahada est le seul détenu sans lien connu avec une organisation terroriste.

S’adressant au média, la mère de Baharami a dit qu’elle avait du mal à comprendre la décision de libérer le meurtrier de son fils.

« Le meurtre n’a pas été reconnu comme un acte terroriste, et au fil des ans, personne ne nous a jamais informés », a-t-elle expliqué à Haaretz. « Cela m’a coupé le souffle ».

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