L’auteur de l’attentat de Halle prend brièvement en otage deux agents pénitentiaires

Stephan Balliet, adepte des idéologies d'extrême droite et complotistes, avait tenté de pénétrer dans la synagogue pour y commettre un carnage pendant Yom Kippour

Stephan Balliet, qui est accusé d'avoir abattu deux personnes après avoir tenté de prendre d'assaut une synagogue à Halle, arrive dans la salle d'audience avant son procès le 21 juillet 2020 au tribunal de district de Magdebourg, en Allemagne de l'Est. - (Crédit : RONNY HARTMANN / diverses sources / AFP)

L’auteur d’un attentat meurtrier d’extrême droite fin 2019 à Halle, dans l’est de l’Allemagne, a brièvement pris en otages deux agents pénitentiaires lundi dans la prison de Burg (Saxe-Anhalt) avant d’être maîtrisé, ont annoncé mardi les autorités allemandes.

Stephan Balliet, 30 ans, condamné à la prison à vie pour l’attentat commis en octobre 2019, est parvenu lundi soir à prendre en otages deux agents pénitentiaires, avant d’être maîtrisé par plusieurs autres agents, selon un porte-parole du ministère régional de la Justice, sans plus de détails à ce stade.

Les deux agents n’ont pas été blessés et l’intervention de leurs collègues a permis de mettre fin à la prise d’otage qui s’est déroulée aux alentours de 21h00 (20h00 GMT).

« Le détenu a temporairement pris en otage deux agents pénitentiaires pour tenter de quitter l’établissement sous la menace d’un moyen de pression qui reste à déterminer, mais il n’y est pas parvenu », a déclaré lors d’une conférence de presse le directeur de l’exécution des peines au ministère de la Justice de Saxe-Anhalt, Wolfgang Reichel.

M. Balliet, adepte des idéologies d’extrême droite et complotistes, avait tenté le 9 octobre 2019 de pénétrer dans la synagogue de Halle (Saxe-Anhalt) pour y commettre un carnage le jour de la fête juive de Yom Kippour. Il n’était finalement pas parvenu à entrer dans le lieu de culte, où se trouvaient ce jour-là de nombreux fidèles.

Les impacts de balles sur la porte de la synagogue de Halle, dans l’est de l’Allemagne, au lendemain de la fusillade ayant fait deux morts, le 9 octobre 2019. (Crédit : AXEL SCHMIDT / AFP)

Mais il avait tué une passante et un homme réfugié dans un snack, avant d’être interpellé.

Le « terrorisme » d’extrême droite a été érigé au premier rang des menaces pesant sur l’Allemagne. La semaine dernière, un groupuscule extrémiste armé qui projetait de renverser l’Etat démocratique et de prendre d’assaut le Parlement a été démantelé.

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