L’avertissement de l’UE pour les vols vers le Moyen-Orient prolongé jusqu’au 1er mai

Il est encore trop tôt pour dire si la prolongation de l'arrêt des combats en Iran entraînera une 'réduction durable des risques pour l'aviation civile', a dit l'agence de l'aviation

Photo d'Illustration : des voyageurs à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, le 23 avril 2026. (Nati Shohat/FLASH90)

L’agence de l’aviation de l’Union européenne a renouvelé vendredi son avertissement aux compagnies aériennes, leur recommandant d’éviter la majeure partie de l’espace aérien du Moyen-Orient, y compris Israël. Elle a invoqué des « risques pour l’aviation civile » et l’incertitude qui entoure le cessez-le-feu avec l’Iran.

La mise en garde devait expirer vendredi mais elle a été prolongé d’une semaine, jusqu’au 1er mai. Elle a été émise quelques jours après que le président américain Donald Trump a prolongé un cessez-le-feu avec l’Iran pour une durée indéterminée – tout en annonçant que les États-Unis maintiendront un blocus des ports iraniens.

« Un cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l’Iran, annoncé le 8 avril 2026, a été prolongé », a dit l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). « Toutefois, sa mise en œuvre reste incertaine et elle nécessite donc une surveillance accrue dans le but d’évaluer sa capacité à réduire de manière durable les risques pour l’aviation civile ».

Les efforts visant à mettre un terme à la guerre ont buté sur la question des blocus rivaux des États-Unis et de l’Iran dans le détroit d’Ormuz, ainsi que sur la problématique du sort réservé au programme nucléaire iranien.

Israël et les États-Unis ont lancé une campagne de bombardements contre l’Iran le 28 février, avec pour objectif de déstabiliser le régime et de détruire ses programmes de missiles balistiques et nucléaires. L’Iran a riposté par des frappes de missiles et de drones dans toute la région.

Le conflit a provoqué d’énormes perturbations dans les transports à l’échelle mondiale, qui se sont depuis atténuées, même si les déplacements dans une grande partie du Moyen-Orient et de la région du Golfe restent limités.

Malgré le cessez-le-feu, les grandes compagnies aériennes européennes, dont le groupe Lufthansa, ont continué à suspendre leurs vols à destination et en provenance d’Israël jusqu’au mois d’avril et jusqu’au mois de mai, tandis que les transporteurs américains ont repoussé leur reprise jusqu’au mois de septembre.

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