Israël en guerre - Jour 166

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Le Bataillon Phoenix, né de l’esprit combatif de réservistes à la retraite, achève sa mission

Depuis le 7 octobre, un groupe d'anciens soldats a réuni 5 compagnies de chars ; sa tâche à Gaza semble achevée, mais son chef laisse entendre qu'il pourrait encore se relever

Les membres du bataillon Phoenix lors d'une cérémonie d'adieu, au kibboutz Nir. (Crédit : Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Les membres du bataillon Phoenix lors d'une cérémonie d'adieu, au kibboutz Nir. (Crédit : Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Un groupe de soldats démobilisés depuis longtemps des réserves de l’armée qui s’étaient portés volontaires pour réanimer des chars usés qui étaient ensuite envoyés au combat, incarnant l’esprit combatif des Israéliens après l’éclatement d’une guerre, a été dissous, a rapporté mardi la Douzième chaîne.

Le Bataillon Phoenix a vu le jour lorsque des centaines d’anciens soldats, qui ne faisaient plus partie des réserves de l’armée israélienne, se sont réunis et, avec la bénédiction de Tsahal initialement réticent, ont réparé des dizaines de chars inutilisés, recyclé les équipages et formé des unités de combat qui ont participé à l’opération en cours contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza.

L’initiative a été lancée par Dan Levit, un ingénieur qui sert comme major réserviste, trois jours après que des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont envahi le sud d’Israël le 7 octobre, massacré 1 200 personnes et enlevé 253 personnes dans la bande de Gaza.

S’adressant à la Douzième chaîne depuis le terrain où le bataillon achevait ses activités, Levit a rappelé qu’il y avait eu des « froncements de sourcils » lorsque le projet avait démarré. Depuis lors, beaucoup de ceux qui doutaient de la proposition ont déclaré avoir levé leurs réserves et ont fait l’éloge de l’unité et de ses réalisations, a-t-il noté.

« Je me souviens du premier jour où j’étais sur un char et je me suis demandé : ‘Qu’est-ce que je fais ici ?’ Je ne suis pas sûr de me souvenir de la suite. Et nous sommes devenus une bande très, très, très sérieuse et très professionnelle », a déclaré le Cpt (Rés.) Danny Luria, un autre membre du Bataillon Phoenix.

Dans les jours qui ont suivi l’attaque du Hamas, Levit a rencontré un autre officier de réserve, Erez Saadon, au kibboutz Beeri, l’une des communautés frontalières de Gaza les plus touchées par cet assaut terroriste. Conscients que Tsahal avait besoin de plus de chars, les deux hommes ont mis la main sur une liste de 95 véhicules qui avaient été mis hors service par l’armée.

Le major réserviste Dan Levit. (Crédit : Douzième chaîne ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Muni de cette liste, Levit s’est rendu d’une base militaire à l’autre et a tenté de déplacer les vieilles machines de guerre. L’armée a mis à leur disposition des techniciens pour vérifier si les chars pouvaient être réhabilités, concluant qu’elle pouvait rendre 10 d’entre eux opérationnels en trois jours et que d’autres pourraient l’être par la suite.

Phoenix a finalement pu mettre en place cinq compagnies de chars et former 370 membres d’équipage. Le bataillon a été déployé dans les zones frontalières, mais a également participé à plusieurs opérations à l’intérieur même de Gaza.

Selon le reportage, Tsahal considère aujourd’hui que le bataillon a achevé sa mission. Les chars qu’il a utilisés seront intégrés dans une unité de chars de réserve déjà en place. De nombreux combattants de Phoenix se sont également portés volontaires pour rejoindre d’autres unités de réserve.

« C’est émouvant, un peu déchirant, mais empreint d’un sentiment de satisfaction. Le bataillon est dissous. Je pense que nous avons fait quelque chose de grand ici », a déclaré à la chaîne le major (Rés.) Yoav Herman.

Une cérémonie d’adieu a récemment eu lieu au kibboutz Nir, non loin de Gaza.

« Vous êtes entrés dans l’Histoire (…) Vous êtes vraiment, vraiment, entrés dans l’Histoire », a déclaré aux personnes rassemblées lors de la cérémonie le général de brigade Ohad Maor, officier en chef du Corps Blindé Mécanisé de Tsahal.

Le lieutenant-colonel (Rés.) Erez Saadon, qui commandait le Bataillon Phoenix, a déclaré que même après sa dissolution, « la chose la plus importante, à mon avis, ce qui restera, c’est son état d’esprit ».

Le lieutenant-colonel Levit a également laissé entendre que le bataillon pourrait encore se rendre utile.

Le général de brigade Ohad Maor, officier en chef du Corps Blindé Mécanisé de l’armée israélienne, s’adressant aux membres du bataillon Phoenix, au kibboutz Nir. (Crédit : Douzième chaîne ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« C’est fini. Mais quelque chose de nouveau va commencer », a-t-il déclaré.

« Pendant la guerre, nous avons vu des choses qui manquaient », a souligné Levit. « Erez a une nouvelle idée qui doit être examinée. »

Il n’a pas voulu s’étendre sur le sujet, se contentant de promettre que si l’idée prenait son envol, il en informerait les médias.

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