Le CGRI ordonne à ses membres de ne plus utiliser d’appareils de transmission

L'Iran s'inquiète de la possible infiltration d'agents israéliens - ou d'Iraniens travaillant pour Israël - et des enquêtes approfondies prenant pour cible les personnels ont d'ores et déjà été lancées

Sur cette photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranienne (IRGC), des soldats des Gardiens de la révolution iranienne participant à un exercice militaire près de l'île d'Abu Musa, au large de la ville de Bandar Lengeh, dans le sud de l'Iran (Crédit SEPAH NEWS / AFP)

Le Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) d’élite, le bras armé du régie iranien, a ordonné à tous ses membres de cesser d’utiliser tout genre d’appareil de communication après l’explosion de milliers de bipeurs et de talkies-walkies qui étaient utilisés par ses alliés du Hezbollah au Liban lors de deux attaques meurtrières survenues la semaine dernière, ont déclaré deux hauts responsables de la sécurité iranienne à l’agence Reuters.

L’un des responsables de la sécurité a indiqué qu’une opération d’inspection de tous les appareils est actuellement en cours au sein du Corps, et qu’elle ne concerne pas seulement les moyens de communication. Il a précisé que dans leur grande majorité, ils avaient été fabriqués en Iran ou importés de Chine et de Russie.

L’Iran s’inquiète de la possible infiltration d’agents israéliens – ou d’Iraniens travaillant pour Israël – et des investigations approfondies prenant pour cible les personnels ont d’ores et déjà été lancées. Elles se penchent sur des membres de moyen-rang et sur des membres de haut-rang au sein du CGRI, a-t-il ajouté. Il a refusé d’être identifié en raison du caractère sensible du sujet.

« Il s’agit notamment d’examiner leurs comptes bancaires en Iran et à l’étranger, ainsi que leurs déplacements et ceux de leurs familles », a précisé le responsable de la sécurité.

Les ministères iraniens des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur n’avaient pas répondu à une demande de commentaire de Reuters au moment de la rédaction de cet article.

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