Le chef de l’AIEA en Syrie pour la première fois depuis 2011

Les discussions visent à renforcer la confiance dans l'utilisation pacifique de l'énergie atomique par la Syrie

Rafael Grossi, directeur-général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, s'exprimant lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, au siège de l'agence à Vienne, le 11 septembre 2023. (Crédit : Alex Halada/AFP)

Rafael Grossi, chef de l’organe de surveillance nucléaire des Nations unies, a déclaré qu’il s’était rendu à Damas mardi pour relancer les discussions visant à renforcer la confiance dans l’utilisation pacifique de l’énergie atomique par la Syrie.

Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a rencontré le président Bashar el-Assad, qui avait lancé l’invitation, et le ministre des Affaires étrangères Faisal Mekdad.

« Nous sommes prêts à commencer à travailler pour relancer le dialogue à haut niveau entre l’AIEA et la Syrie, en nous concentrant sur le renforcement de la confiance dans l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire en Syrie », a écrit Grossi dans un message sur X.

L’agence de presse nationale syrienne a également fait état de la visite de Grossi.

Les inspecteurs de l’AIEA se sont rendus en Syrie pour la dernière fois en 2011, l’année où la guerre civile a commencé après la violente répression par le gouvernement des manifestations de rue contre le régime d’Assad.

L’AIEA, dont le siège est à Vienne, a également cherché à obtenir des informations sur d’autres sites susceptibles d’être liés à l’installation de Deir Ezzor.

Le site du réacteur nucléaire syrien avant sa destruction par Tsahal en 2007, vu par satellite. (Crédit : Google Earth)

Les autorités syriennes ont déclaré qu’il s’agissait d’un site militaire non nucléaire, mais l’AIEA a conclu en 2011 qu’il s’agissait « très probablement » d’un réacteur qui aurait dû être déclaré aux inspecteurs de la non-prolifération nucléaire.

Ce n’est qu’en 2018 qu’Israël a officiellement confirmé être à l’origine du bombardement des installations de Deir Ezzor en 2007.

Immédiatement après la frappe, connue dans le monde entier sous le nom d’opération Orchard, l’opinion qui prévalait en Israël à l’époque était que le fait de garder le silence sur ce qui avait été fait aiderait le dictateur syrien Bashar el-Assad à sauver la face et à éviter qu’il ne se sente obligé de riposter, ce qui aurait pu conduire à une guerre totale.

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