Le chef de l’armée libanaise a rencontré son homologue américain à Washington

Le gouvernement libanais est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer la formation pro-iranienne, sur fond de crainte d'une escalade des attaques israéliennes au Liban

Le chef d'Etat-major des armées des Etats-unis, le général Dan Caine, lors d’une conférence de presse au Pentagone, à Washington, le 22 juin 2025. (AP/Alex Brandon)

Le chef d’état-major américain Dan Caine a rencontré cette semaine le commandant en chef de l’armée libanaise Rodolphe Haykal, a indiqué jeudi un porte-parole américain, quelques mois après l’annulation d’une première visite à Washington du responsable libanais.

Durant ses échanges avec Rodolphe Haykal mardi, et la veille avec un responsable qatari de la Défense, le général Dan Caine a réaffirmé « l’importance des relations durables des Etats-Unis au Moyen-Orient en matière de défense », a expliqué dans un communiqué un porte-parole de l’état-major, Joseph Holstead, sans préciser l’identité du responsable qatari.

Rodolphe Haykal devait effectuer une visite à Washington en novembre mais la partie américaine avait annulé ces rendez-vous quelques heures avant son départ.

Un influent sénateur américain, le républicain Lindsey Graham, avait dénoncé à l’époque sur X ce qu’il décrivait comme « les efforts quasi inexistants » de Rodolphe Haykal pour désarmer le Hezbollah.

Le gouvernement libanais est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer la formation pro-iranienne, sur fond de crainte d’une escalade des attaques israéliennes au Liban.

Depuis l’annulation de la visite, l’armée libanaise a fait des progrès vers cet objectif et annoncé début janvier avoir achevé « la première phase » de son plan de désarmement du Hezbollah, qui concerne la partie sud du pays entre la frontière israélienne et le fleuve Litani.

Le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d’une guerre meurtrière avec Israël, refuse de remettre ses armes dans le reste du pays.

Un cessez-le-feu en vigueur depuis plus d’un an prévoit le retrait du territoire libanais de l’armée israélienne, qui continue toutefois d’occuper cinq points stratégiques près de la frontière et de mener des frappes contre le Hezbollah, qu’elle accuse de chercher à se réarmer.

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