Le chef de Tsahal démet officiellement de ses fonctions l’ex-procureure militaire générale

Cette décision fait suite au scandale de Sde Teiman à l'issue duquel Yifat Tomer-Yerushalmi avait déjà présenté sa démission fin 2025

L'ancienne procureure- générale de l'armée israélienne, Yifat Tomer-Yerushalmi, est assignée à résidence à l'extérieur de la prison pour femmes de Neve Tirtza à Ramla, le 7 novembre 2025 (Crédit : Flash90)

Le chef d’État-major de Tsahal, le général de corps d’armée Eyal Zamir, a décidé de démettre officiellement de ses fonctions l’ex-procureure militaire générale Yifat Tomer-Yerushalmi en raison de son implication dans le scandale des fuites de Sde Teiman, a annoncé l’armée.

Tsahal a rappelé que Zamir avait suspendu Tomer-Yerushalmi dès les premières accusations et décidé il y a peu de la limoger officiellement en raison de la « gravité des actes présumés et des soupçons », dans le cadre des procédures pénales en cours.

L’armée israélienne a précisé que, de ce fait, Tomer-Yerushalmi perdait les avantages financiers normalement accordés aux officiers supérieurs à la fin de leur service, ajoutant que Zamir envisageait une éventuelle rétrogradation une fois que « les faits, dans le cadre de la procédure pénale, seront plus clairs et la procédure, arrivée à son terme ».

L’affaire Sde Teiman consiste en une fuite d’images de vidéosurveillance donnant à voir les présumés mauvais traitements infligés à un détenu palestinien par des soldats de Tsahal dans le centre de détention de Sde Teiman.

Le scandale a pris de l’ampleur, fin octobre 2025, lorsque Tomer-Yerushalmi s’est révélée être la principale suspecte de la fuite au sujet de laquelle elle était supposée enquêter, suite à quoi elle a démissionné de son poste et avoué être à l’origine de la fuite en question.

Tomer-Yerushalmi est par ailleurs soupçonnée d’avoir mis en scène sa tentative de suicide afin de jeter son téléphone à la mer pour dissimuler les preuves numériques liées à la fuite et à la dissimulation qui s’en est suivie.

Les charges contre les cinq réservistes soupçonnés d’avoir maltraité le prisonnier palestinien ont finalement été abandonnées.

Le ministre de la Défense, Israël Katz, a été informé de la décision de Zamir.

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