Le chef du HTS dit travailler avec des groupes internationaux pour sécuriser les armes chimiques

Mohammed Al-Jolani avait déjà déclaré qu'il n'utiliserait pas ces armes et a, par ailleurs, annoncé qu'il travaillait à « dissoudre les forces de sécurité du régime précédent »

Le chef du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ex branche d’Al-Qaïda en Syrie, qui a dirigé une offensive éclair arrachant Damas au contrôle du gouvernement du dictateur syrien Bashar el-Assad, Abu Mohammed al-Jolani, s'adressant à la foule dans la mosquée Omeyyade de la capitale, le 8 décembre 2024. (Crédit : Aref Tammawi/AFP)

Le chef des rebelles islamistes syriens Ahmad al-Sharaa, plus connu sous le nom d’Abu Mohammed al-Jolani, a déclaré mercredi à Reuters que le groupe qu’il dirige, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), travaille avec des organisations internationales pour sécuriser les sites où pourraient se trouver des armes chimiques.

Le groupe avait déjà déclaré qu’il n’utiliserait en aucun cas ces armes.

Al-Shaara indique dans une déclaration écrite partagée exclusivement avec Reuters par son cabinet que le groupe travaille à présent à « dissoudre les forces de sécurité du régime précédent et à fermer la célèbre prison [de Sednaya] », où le régime du dictateur déchu Bashar al-Assad aurait détenu des dizaines de milliers de détenus.

Il réaffirme qu’il formera un gouvernement de technocrates.

L’actuel gouvernement de transition, dirigé par Mohammad al-Bashir, devrait rester en place jusqu’en mars 2025, selon une déclaration de son groupe.

Le Pentagone a réagi en déclarant que les États-Unis se félicitaient de ses commentaires sur la sécurisation des sites potentiels d’armes chimiques, mais qu’ils mettaient en garde contre le fait que « les actes doivent également répondre aux paroles ».

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