Le chef du Shin Bet se serait rendu en France pour discuter sécurité – média

David Zini aurait rencontré des responsables de la DGSE et de la DGSI au sujet de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme islamique, lors d’une visite prévue de longue date

Le directeur du Shin Bet, David Zini, lors de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 21 avril 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash 90)

Le chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, David Zini, s’est rendu en France pour des discussions sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme islamique, selon un article du radiodiffuseur Kan publié mercredi.

Cette visite intervient après un week-end marqué en France par des manifestations contre la flambée des prix, qui ont dégénéré en violences urbaines parmi les plus graves que le pays ait connues ces dernières années.

Selon la chaîne, le déplacement de Zini, mardi, avait été prévu avant le début des émeutes.

Il a rencontré de hauts responsables de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services de renseignement français.

Le Shin Bet n’a pas souhaité commenter ces informations.

Selon Kan, l’intérêt des autorités françaises pour le Shin Bet pourrait s’expliquer par son expertise en matière de prévention des attentats terroristes et de collecte de renseignements.

Alors que des affrontements éclatent place de la République à la suite d’une manifestation non autorisée, des personnes tentent de briser la vitrine d’un magasin Snipes près de Châtelet-Les Halles, à Paris, le 18 octobre 2026. (Crédit : Matthieu Rondel/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi, lors d’un entretien, que les dirigeants français n’avaient pas su anticiper ces troubles, qu’il a attribués à des musulmans extrémistes. Les manifestations ont pourtant mobilisé des personnes issues de milieux très divers de la société française, dans plusieurs grandes villes du pays.

Malgré les récentes tensions diplomatiques entre Israël et la France, leurs services de sécurité ont continué à coopérer, a indiqué Kan.

La France a reconnu un État palestinien contre la volonté d’Israël et a récemment imposé des sanctions aux implantations israéliennes en Cisjordanie.

En réponse, Israël a annoncé, plus tôt cette année, qu’il suspendait tous ses achats de matériel de défense auprès de la France.

Paris affirme ne pas fournir d’armes « offensives » à Israël et a interdit à des dizaines d’entreprises israéliennes du secteur de la défense d’exposer aux éditions 2024 et 2026 du salon Eurosatory, à Paris, ainsi qu’au Salon du Bourget de 2025.

Mardi, les organisateurs du salon de défense navale Euronaval, qui se tiendra près de Paris du 3 au 6 novembre, ont indiqué que le gouvernement français avait imposé un « cadre très clairement défini et restrictif » aux exposants israéliens non gouvernementaux.

Des policiers patrouillent pendant le couvre-feu nocturne, à Paris, le 20 octobre 2026. (Crédit : Emma Da Silva/AP)

La France a annoncé lundi l’instauration d’un couvre-feu.

Les troubles, survenus à seulement six mois de l’élection présidentielle qui désignera le successeur d’Emmanuel Macron, risquent de se prolonger, les organisateurs ayant appelé à de nouvelles manifestations samedi prochain.

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