Le comité de supervision à Gaza recherche des candidats « qualifiés » pour ses forces de police
De son côté, l'envoyé nommé par Trump pour superviser la coordination d'après-guerre à Gaza a indiqué devant le Conseil de Paix que son bureau aidera les technocrates de Gaza à affirmer leur contrôle sur la bande
L’instance technocratique palestinienne chargée d’administrer Gaza dans l’après-guerre a annoncé jeudi qu’elle avait ouvert les inscriptions aux « candidats qualifiés » qui souhaitent servir dans une « force de police transitoire » qui sera déployée dans la bande de Gaza.
Le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) a fait savoir dans un communiqué qui a été posté sur le réseau social X que le processus de recrutement était ouvert aux « candidats qualifiés pour intégrer une police de transition professionnelle, responsable, transparente et fondée sur le mérite à Gaza ».
Les postes sont ouverts aux « hommes et aux femmes qualifiés qui souhaitent servir dans la force de police » et qui veulent « contribuer au redressement de Gaza », précise le communiqué.
Environ 2 000 Palestiniens se sont inscrits dans ces forces de maintien de l’ordre dans les premières heures qui ont suivi l’ouverture du dépôt des inscriptions, a fait remarquer Nikolay Mladenov, l’envoyé nommé par Trump pour superviser la coordination d’après-guerre à Gaza, lors de la réunion inaugurale du Conseil de Paix. Il a expliqué qu’ils seront formés en Égypte.
Il a noté que son nouveau bureau aidera le NCAG « à lever, espérons-le, les obstacles auxquels il sera confronté pour prendre le contrôle civil et administratif de la bande de Gaza ».
Il a précisé que son bureau coordonnerait ses efforts avec Israël et l’Autorité palestinienne, montrant une diapositive qui confirme la création d’un comité de coordination entre le Conseil de paix et l’Autorité palestinienne – une information qui avait été initialement rapportée par le Times of Israel dans la journée de mercredi.
Jasper Jeffers, général de division de l’armée britannique qui a été nommé commandant d’une force multinationale de maintien de la paix autorisée par l’ONU pour Gaza, a indiqué, lors de cette réunion, que le plan à long-terme était de former approximativement 12 000 policiers au sein de la bande.
Dans le cadre de son initiative de recrutement, le site officiel de la NCAG sur internet a indiqué qu’elle est actuellement à la recherche « de Palestiniens et Palestiniennes hautement compétents, engagés à maintenir la sécurité publique, à soutenir l’ordre et la stabilité, et à renforcer l’État de droit ».
Parmi les critères d’éligibilité, le fait d’être « un résident de Gaza âgé de 18 à 35 ans », « sans casier judiciaire » et « en bonne condition physique ».
Des programmes de formation ont d’ores et déjà été lancés afin de permettre à ces nouvelles forces de l’ordre de se déployer dans l’enclave côtière dans le cadre du plan de paix en 20 points du président américain Donald Trump pour le territoire – qui autorise la mise en place d’une Force internationale de stabilisation temporaire qui soutiendrait et qui travaillerait aux côtés de ces forces de police du NCAG.
Si le mandat et le rôle précis de ces policiers restent vagues en ce qui concerne le désarmement du Hamas, « l’objectif final » du plan de Trump est que « seul le personnel agréé par la NCAG » sera autorisé à porter des armes dans la bande de Gaza, selon les détails du plan qui ont été présentés par l’administration Trump à Davos, le mois dernier.
Mladenov a ajouté qu’un cadre pour un programme de démantèlement des arsenaux d’armements avait été approuvé par les pays médiateurs.
« Nous devons maintenant aller de l’avant en communiquant cette information et en négociant les détails du plan de mise en œuvre avec les factions sur le terrain », a-t-il dit.
« Si je peux vous demander une chose à tous, c’est de vous assurer que nous avons bien un message unique à transmettre : il n’y a pas d’autre option que la démilitarisation totale, le désarmement total à Gaza pour que la reconstruction puisse commencer et pour que les gens puissent être en mesure de bénéficier d’un nouveau mode de vie à l’avenir », a-t-il déclaré.