Le Conseil de paix évaluera le transfert du pouvoir du Hamas au NCAG « à l’aune des actes, et non des promesses »
Le comité technocratique doit être en mesure d'exercer son mandat en toute indépendance, dit le Conseil après la dissolution symbolique par le Hamas de son administration à Gaza
Le Conseil de paix jugera de l’évolution de la situation à Gaza « à l’aune des actes, et non des promesses ». Cette déclaration fait suite à l’annonce, par le Hamas, de la dissolution de son administration au sein de la bande de Gaza, en vue du transfert du pouvoir au comité technocratique pour l’administration de Gaza (NCAG), mis en place par le Conseil.
Le Conseil a « pris note » de l’annonce du Hamas, a précisé l’instance dans un communiqué publié sur le réseau social X, avant d’ajouter : « Notre évaluation sera basée sur les actes, et non sur les promesses, afin de répondre aux besoins essentiels de la population de Gaza. »
Le Conseil de paix appelle le NCAG à contrôler les armes à Gaza.
Cette mesure prise par le Hamas revêt un caractère essentiellement symbolique. Elle semble viser à démontrer que le groupe terroriste est disposé à transférer l’administration de Gaza au NCAG, conformément au plan en 20 points du président américain Donald Trump pour Gaza. Ce transfert est toutefois au point mort depuis quelques mois, le Conseil reprochant au Hamas de refuser de rendre ses armes, le groupe terroriste rétorquant qu’Israël doit d’abord respecter les termes du cessez-le-feu qui a été signé l’année dernière.
Le Conseil a indiqué vouloir faire progresser « les mécanismes de mise en œuvre nécessaires pour permettre au comité national pour l’administration de Gaza d’assumer pleinement ses pouvoirs de gouvernance ». Selon lui, cela nécessitera « la mise sous contrôle du NCAG de l’ensemble des armes, ainsi que le prévoit le Plan global de paix pour Gaza et la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».
« Un véritable transfert d’autorité doit permettre au NCAG d’exercer son mandat en toute indépendance, notamment en prenant les mesures administratives et décisions de gouvernance dont il a la charge », a poursuivi le Conseil.
Le NCAG a été créé par le Conseil de Paix, mis en place par le président américain Donald Trump, lors des négociations qui ont entraîné le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025.
« Le président du comité d’urgence du gouvernement, Mohammed al-Farra, a officiellement présenté sa démission », a déclaré à l’AFP Ismaïl al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement du Hamas, ajoutant qu’il avait « décidé de dissoudre le comité afin de faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) ».
Le NCAG s’est déclaré lundi prêt à administrer la bande de Gaza, après l’annonce par le Hamas de la dissolution de ses instances gouvernementales.
« Nous affirmons que le Comité national pour l’administration de Gaza est pleinement prêt à assumer ses responsabilités nationales dès que les ressources et les capacités nécessaires seront disponibles », a écrit sur X son président, Ali Shaath.