Le Conseil de Sécurité n’adopte pas de texte, les USA « travaillent en coulisses »
Washington a dit 'n'être pas sûr qu'à ce stade une déclaration aiderait' ; Des négociations vont se poursuivre sur un texte au risque d'être allégé
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi en urgence sur les violences à Jérusalem, mais sans s’entendre sur une déclaration commune, les Etats-Unis affirmant qu’un « message public n’était pas opportun à ce stade », selon des diplomates.
Des négociations vont se poursuivre sur un texte au risque d’être allégé par rapport à un document initial proposé aux 15 membres du Conseil de sécurité par la Norvège, au statut non permanent, a-t-on précisé de mêmes sources.
Selon un diplomate, les Etats-Unis ont aussi expliqué à leurs partenaires, lors de la visioconférence qui s’est tenue à huis clos, « travailler en coulisses » pour apaiser la situation et « n’être pas sûrs qu’à ce stade une déclaration aiderait ».
Il n’a pas été possible d’obtenir un commentaire de la mission américaine à l’ONU.
Conjointement présenté avec la Tunisie, à l’origine de la convocation du Conseil de sécurité, et avec la Chine, ce projet de déclaration obtenu par l’AFP réclamait « à Israël d’arrêter les activités de colonisation, de démolitions et d’expulsions » de Palestiniens, « y compris à Jérusalem-est ».
Dans ce document, le Conseil exprimait aussi « sa grave préoccupation face aux tensions et violences croissantes dans la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est » où de nouveaux affrontements ont fait dans la journée plusieurs centaines de blessés parmi les émeutiers arabes et palestiniens et les forces de l’ordre israéliennes.
Il soulignait aussi « l’importance » pour toutes les parties « de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales qui exacerbent les tensions et sapent la viabilité de la solution à deux États ». Et il leur demandait de « faire preuve de retenue, de s’abstenir de toute provocation et de rhétorique, et de maintenir et respecter le statu quo historique dans les lieux saints ».