Le conseiller du Premier ministre qatari défend les transferts de fonds vers Gaza

Le Dr. Majed al-Ansari affirme que les responsables israéliens, qui ont demandé ces financements, accusent maintenant Doha de financer le Hamas

Dr. Majed al-Ansari, conseiller du Premier ministre du Qatar, s'adressant à la chaîne publique Kann, le 28 avril 2024. (Capture d'écran Kann ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Un responsable qatari a défendu dimanche le transfert d’argent de son pays à Gaza avant le 7 octobre, et a affirmé qu’il avait été effectué à la demande de certains responsables israéliens qui affirment maintenant que l’argent a aidé à armer le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Majed al-Ansari, conseiller du Premier ministre qatari, a déclaré à la chaîne publique Kann que l’aide visait à permettre aux habitants de Gaza de « vivre naturellement » et que « la prospérité est le seul moyen de sortir du cycle de la violence ».

« Mais laissez-moi vous dire très clairement que toute cette aide faisait partie d’un mécanisme qui comprenait une surveillance israélienne complète, un contrôle israélien complet, même si les familles ont reçu 100 dollars d’aide par le biais de ce processus », a-t-il ajouté.

Al-Ansari a poursuivi en déclarant que Doha était « consterné » par le fait que les responsables qui avaient demandé de l’argent au Qatar l’accusent maintenant d’en envoyer directement au Hamas, ajoutant que l’argent avait été envoyé à Gaza par l’intermédiaire d’Israël.

« L’aide qui a été acheminée l’a été sous le contrôle d’organisations internationales, et il y a eu un processus de contrôle clair pour toutes les familles, ainsi qu’un mécanisme de compte-rendu clair aux agences israéliennes », a-t-il affirmé.

« Il y avait donc des points de contrôle et des garanties en place pour s’assurer qu’aucune partie de cet argent n’allait ailleurs. Cela a été fait pour des raisons humanitaires. L’absence de paix et de sécurité que nous connaissons aujourd’hui n’est pas due à l’envoi d’aide à la population de Gaza. C’est le résultat d’un manque d’engagement en faveur de la paix de la part des deux parties », a-t-il ajouté.

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