Le gouvernement britannique défend son interdiction de Palestine Action devant la Cour suprême
L'organisation n’est ni un « groupe de protestation non violent et transparent », ni « issue d’une longue et respectable tradition de désobéissance civile », plaide James Eadie
Un avocat du gouvernement britannique a justifié jeudi devant la plus haute juridiction du pays l’interdiction du mouvement Palestine Action au motif qu’il s’agit d’une organisation « terroriste », soulignant qu’il n’est pas un « groupe de protestation non violent ».
L’avocat James Eadie a soutenu devant les juges que Palestine Action n’est ni un « groupe de protestation non violent et transparent », ni « issu d’une longue et respectable tradition de désobéissance civile ».
« Ses activités sont organisées et menées en secret afin d’échapper à toute détection », a affirmé Eadie. L’avocat a ajouté que des « dommages matériels graves », même en l’absence de blessés, peuvent être constitutifs de « terrorisme ».
Selon l’avocat du ministère de l’Intérieur, aucune autre mesure que l’interdiction « ne saurait être considérée comme aussi efficace ».
Deux associations juives britanniques ont déposé des conclusions juridiques en faveur de l’interdiction prononcée par le gouvernement, faisant valoir que la communauté juive était « particulièrement vulnérable aux agissements violents de Palestine Action ».
Les juges de la Cour suprême devraient rendre leur décision à une date ultérieure.
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