Le gouvernement va réduire la pollution dans la zone industrielle d’Ashdod

Cette initiative vise à améliorer la qualité de l'air pour les centaines de milliers d'habitants d'Ashdod, de Yavne, de Gedera, et de nombreux kibboutzim et moshavim environnants

La centrale électrique d’Eshkol, la plus grande centrale au gaz naturel d’Israël, près du port d’Ashdod. (Autorisation)

Après des années de mobilisation citoyenne, le gouvernement a débloqué une enveloppe de 32 millions de shekels. Une somme qui va permettre de réduire les émissions polluantes dans la zone industrielle d’Ashdod, dans le sud d’Israël.

Cette initiative vise à améliorer la qualité de l’air pour les centaines de milliers d’habitants d’Ashdod, de Yavne, de Gedera, et de nombreux kibboutzim et moshavim environnants.

Ces dernières années, le ministère et les autorités locales ont été submergés d’appels concernant la pollution, les mauvaises odeurs et des maux de tête.

La zone industrielle d’Ashdod est une plaque tournante de la logistique et du commerce maritime en Israël. Elle regroupe des installations portuaires, ferroviaires et des pipelines, ainsi qu’une raffinerie de pétrole, des centrales électriques, des usines chimiques et de recyclage, des parcs de stockage de carburant et des stations d’épuration des eaux usées.

Selon le Registre des rejets et transferts de polluants (PRTR) du ministère de la Protection de l’environnement, cette zone a émis la plus forte quantité de composés organiques volatils du pays en 2024. De nombreux composés organiques volatils, mélanges de substances organiques contenant principalement du carbone et de l’hydrogène, peuvent provoquer des irritations des yeux, du nez et de la gorge, des maux de tête, des nausées et des vertiges. Certains, comme le benzène, sont reconnus comme cancérigènes.

Conformément à une annonce du ministère de la Protection de l’environnement, le plan prévoit de réduire, d’ici 2028, les émissions de composés organiques volatils de 56 %, celles d’oxydes d’azote (nocifs pour la respiration) de 44 % et celles de grosses particules (PM10), de 29 %. Les matières particulaires sont constituées de minuscules particules de suie, de poussière, de carbone et de minéraux. Elles pénètrent profondément dans le système respiratoire et peuvent provoquer de graves maladies.

Pour atteindre ces objectifs, le ministère va multiplier les stations de surveillance de la qualité de l’air, étendre les prélèvements environnementaux, intensifier les patrouilles et les contrôles inopinés des cheminées d’usine, améliorer l’application de la réglementation et renforcer la communication avec le public. Le ministère et l’Autorité des eaux formeront une équipe conjointe qui sera chargée d’étudier les meilleures façons de réduire les émissions d’odeurs provenant de la station d’épuration de Yuvalim. En outre, des projets seront lancés pour la construction d’une installation moderne de tri et de traitement des déchets organiques, qui remplacera l’ancienne station de transfert des déchets, source de mauvaises odeurs.

Afin de réduire la pollution liée aux transports, le plan prévoit l’électrification du parc de véhicules municipaux et autres véhicules de service, l’installation de bornes de recharge supplémentaires pour les voitures électriques, le raccordement des navires au réseau électrique à quai afin de réduire le fonctionnement des moteurs polluants pendant l’accostage, ainsi que la promotion de mesures de modernisation écologiques au port d’Ashdod.

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