Le Hamas exécute 4 personnes pour avoir pillé des camions d’aide
Israël accuse le Hamas de voler l'aide humanitaire et affirme que celle-ci doit être étroitement contrôlée afin d'empêcher qu'elle ne serve le groupe terroriste
Le Hamas a exécuté quatre hommes pour avoir pillé certains des camions d’aide humanitaire qui ont commencé à entrer dans Gaza, selon des sources proches de l’incident, alors qu’un chef de clan du sud de Gaza lance un défi au groupe terroriste palestinien concernant la protection des convois.
Une source affirme que les quatre hommes étaient impliqués dans un incident survenu la semaine dernière, au cours duquel six agents de sécurité auraient été tués par une frappe aérienne israélienne alors qu’ils tentaient d’empêcher des membres d’un gang de détourner des camions d’aide humanitaire.
« Les quatre criminels qui ont été exécutés étaient impliqués dans des actes de pillage et dans la mort de membres d’une force chargée de sécuriser les camions d’aide humanitaire », a déclaré l’une des sources à Reuters.
Sept autres suspects sont recherchés, selon un communiqué publié par un groupe se présentant comme la « Résistance palestinienne ».
Les organisations humanitaires ont déclaré que les livraisons avaient été entravées par des pillages, affirmant qu’Israël était responsable d’avoir créé une situation dans laquelle des centaines de milliers de personnes étaient poussées au désespoir par le blocus humanitaire.
Israël accuse le Hamas de voler l’aide humanitaire et affirme que celle-ci doit être étroitement contrôlée afin d’empêcher qu’elle ne serve le groupe terroriste, qui détient toujours 58 otages.
Les responsables militaires israéliens affirment que les équipes de sécurité mises en place par le Hamas sont là pour réceptionner les livraisons, et non pour les protéger.
Le Hamas, qui a pris le pouvoir par la force à Gaza en 2007, réprime depuis longtemps toute manifestation de dissidence parmi les Palestiniens de Gaza, mais il a été confronté ces derniers mois à d’importantes manifestations contre la guerre et à des contestations de son autorité par des groupes armés de pillards, dont certains ont été punis par des tirs dans les jambes en public.
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