Le jury de la Biennale de Venise démissionne, protestant contre la présence de pays dont les leaders sont recherchés par la CPI

Des démissions qui sont intervenues une semaine après que le jury a annoncé qu'il exclurait de toute distinction les pays dont les hauts-responsables sont recherchés pour répondre de crimes de guerre — c'est-à-dire la Russie et Israël

Vue extérieure de l'Arsenal pendant la 60e Biennale des arts à Venise, en Italie, le 16 avril 2024. (Crédit : AP Photo/Luca Bruno)

ROME, Italie — Le jury international de la prochaine Biennale d’art de Venise a démissionné, jeudi, en raison du refus de l’organisation d’exclure les pays dont les dirigeants font l’objet de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale.

Des démissions qui sont intervenues une semaine après que le jury a annoncé qu’il exclurait de toute distinction les pays dont les hauts-responsables sont recherchés par la CPI pour répondre de crimes de guerre — c’est-à-dire la Russie et Israël.

Une décision qui semble n’avoir pas apaisé les tensions.

Ce coup de théâtre est survenu alors que l’exposition ouvrira dans quelques jours, le 9 mai.

Les organisateurs de l’événement — c’est la plus grande exposition d’art internationale au monde — avaient fait savoir, au mois de mars, que la Russie serait autorisée à participer, une décision qui avait été vivement critiquée par l’Ukraine et l’UE.

Bruxelles avait menacé de réduire son financement, tandis que le gouvernement italien — qui a soutenu l’Ukraine dans la guerre — avait souligné que la Biennale s’organisait « en toute indépendance » par rapport aus desideratas du gouvernement, à Rome.

A la suite de ces démissions, la Biennale a expliqué avoir « décidé que la cérémonie de remise des prix de la 61e Exposition internationale d’art, qui était initialement prévue le 9 mai, aura lieu le dimanche 22 novembre ».

Elle a également précisé qu’elle décernerait deux prix, dont l’un pourra être remporté par n’importe laquelle des « participations nationales incluses dans la 61e Exposition, conformément à la liste officielle, selon le principe d’inclusion et d’égalité de traitement ».

« Ce qui est conforme à l’esprit fondateur de La Biennale, un esprit qui se base sur l’ouverture, sur le dialogue et sur le rejet de toute forme de fermeture ou de censure », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

« La Biennale cherche à être un lieu de trêve au nom de l’art, de la culture et de la liberté artistique, et elle doit le rester », a-t-elle ajouté.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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