Le Liban a découvert et démantelé « l’une des plus grosses usines de captagon »
L'armée libanaise a également comblé un tunnel long de 300 mètres qui servait à entrer dans l'usine et en sortir, et à stocker ce stimulant illégal de type amphétamine
L’armée libanaise a annoncé lundi avoir découvert et démantelé « l’une des plus grosses usines de captagon » dans le pays, près de la frontière avec la Syrie qui était, avant la chute du dictateur syrien Bashar el-Assad, le principal exportateur de ce stimulant illégal de type amphétamine.
Dans un communiqué, l’armée libanaise a précisé avoir effectué une descente dans « une importante usine de production de pilules de captagon à Yammouné », dans la plaine orientale de la Békaa, frontalière de la Syrie.
« Il s’agit d’une des plus grosses usines saisies à ce jour », a souligné le communiqué, ajoutant que les militaires avaient démantelé les machines et saisi une large quantités de pilules de captagon, drogue dérivée d’un médicament censé traiter la narcolepsie ou les troubles du déficit de l’attention.
L’armée a également comblé un tunnel long de 300 mètres qui servait à entrer dans l’usine et en sortir, et à stocker la cargaison, selon le communiqué.
Le captagon était devenu la principale exportation de la Syrie pendant la guerre civile déclenchée en 2011, constituant une source majeure de financement illicite pour le pouvoir Assad, qui avait transformé le pays en narco-État.
A LIRE : Captagon : comment la Syrie est devenue un narco-Etat (avec l’aide du Hezbollah)
Après la chute de l’ancien dictateur le 8 décembre, les nouvelles autorités ont mis au jour des stocks considérables de captagon dans des entrepôts ou d’anciennes installations militaires.
En juin, Damas a affirmé que toutes les installations de production de captagon en Syrie avaient été saisies.
Les nouvelles autorités ont accusé le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, allié d’Assad, de se livrer également au trafic à travers la frontière entre les deux pays, extrêmement poreuse.
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