Le Likud de Netanyahu gagne légèrement en popularité après l’accord sur Gaza – sondage

L’ex-Premier ministre Bennett, resté discret sur le cessez-le-feu en vue de la libération d’otages, atteint son plus bas niveau depuis son entrée dans les sondages de Maariv

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à la cérémonie d’inauguration du nouveau musée de la Knesset, à Jérusalem, le 11 août 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’accord visant un cessez-le-feu et la libération des otages à Gaza a permis au Premier ministre Benjamin Netanyahu de regagner légèrement en popularité, tandis que son principal rival, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, atteint son niveau le plus bas, d’après un sondage publié vendredi.

D’après Maariv, 48 % des Israéliens souhaitent la tenue d’élections « une fois l’accord conclu et les otages libérés », 39 % s’y opposent et 13 % restent indécis.

La première phase de l’accord, conclu jeudi entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, prévoit la libération des 48 otages restants dans les 72 heures et un retrait partiel des troupes israéliennes de la bande de Gaza.

L’État hébreu relâchera également près de 2 000 prisonniers palestiniens. Les étapes suivantes, notamment le retrait complet d’Israël, le désarmement du Hamas et la mise en place d’une administration internationale de transition pour Gaza, font encore l’objet de négociations.

Interrogés sur leur intention de vote pour les prochaines élections, les participants au sondage Maariv ont attribué au parti Likud de Netanyahu 27 des 120 sièges de la Knesset, contre 25 sièges dans le sondage Maariv de la semaine précédente.

Bennett, qui a enregistré un parti provisoirement appelé « Bennett 2026 », tomberait à 19 sièges, contre 22 la semaine dernière, son plus faible score depuis son inclusion dans les sondages en août 2024. Ancien allié de Netanyahu positionné à sa droite, Bennett s’est peu exprimé sur l’accord de Gaza, un silence qui, selon Maariv, a nui à sa cote.

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett s’exprimant lors d’une conférence sur les technologies, à Ness Ziona, le 5 mai 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le parti Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, opposé à l’accord de trêve et de libération des otages, obtiendrait six sièges, contre neuf la semaine précédente. Le parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit, dirigé par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, n’obtiendrait pas de siège à la Knesset, avec seulement 2,3 % d’intentions de vote, le même nombre que la semaine dernière.

Les alliés ultra-orthodoxes de Netanyahu, le parti séfarade Shas et son homologue ashkénaze Yahadout HaTorah, conserveraient respectivement huit et sept sièges.

Tous deux ont quitté le gouvernement cette année en raison de son incapacité à légiférer sur l’exemption du service militaire pour les étudiants des yeshivot haredim.

Au total, le bloc pro-Netanyahu, composé du Likud, d’Otzma Yehudit, de HaTzionout HaDatit et des partis ultra-orthodoxes, atteindrait 48 sièges.

Montage photos (de gauche à droite) : le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, le 16 janvier 2025 ; le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le 13 janvier 2025. (Crédits : Yonatan Sindel/Flash90)

Par ailleurs, le chef de l’opposition Yaïr Lapid verrait son parti Yesh Atid passer de sept à dix sièges, une progression que Maariv attribue à son soutien constant à un accord sur les otages.

Les partis sionistes de l’opposition alliés à Yesh Atid – les Démocrates, dirigés par l’ancien chef adjoint de Tsahal Yair Golan (modéré), et Yisrael Beytenu, conduit par le vétéran Avigdor Liberman (partisan de la ligne dure) – conserveraient chacun dix sièges, soit le même nombre que lors du sondage de la semaine dernière.

Le parti Kakhol Lavan, dirigé par l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, centriste, échouerait à nouveau à franchir le seuil électoral, son soutien passant de 3 % à 2,3 % parmi les sondés.

L’ancien chef de Tsahal Gadi Eisenkot, qui a quitté le parti de Gantz et démissionné de la Knesset, obtiendrait huit sièges avec sa nouvelle formation Yashar !, contre sept la semaine précédente.

Dans l’ensemble, le bloc sioniste anti-Netanyahu, formé de Bennett, Lapid, Golan, Liberman, Gantz et Eisenkot, atteindrait 57 sièges, soit quatre de moins que la majorité nécessaire pour former un gouvernement.

HaMiluimnikim (« Les réservistes »), un parti défendant les droits des réservistes et le service militaire des ultra-orthodoxes, dirigé par le ministre des Communications Yoaz Hendel, remporterait également cinq sièges. Hendel n’a pas précisé s’il rejoindrait ou non une coalition dirigée par Netanyahu.

Le chef du parti des Démocrates, Yair Golan, le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, et le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, tiennent une conférence de presse conjointe à la Knesset à Jérusalem, le 6 novembre 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Cinq sièges chacun, comme la semaine précédente, reviendraient également à Raam, parti arabe islamiste ayant participé au « gouvernement du changement » dirigé par Bennett et Lapid en 2021-2022, et à Hadash-Taal, alliance entre le parti communiste binational Hadash et le parti arabe laïc Taal.

Les prochaines élections législatives israéliennes sont prévues pour octobre 2026, mais pourraient être avancées si le gouvernement actuel venait à tomber.

Smotrich et Ben Gvir ont déjà menacé de le renverser en cas de cessez-le-feu permanent à Gaza.

La guerre à Gaza a éclaté après le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, au cours duquel les terroristes du groupe ont assassiné plus de 1 200 personnes et en ont kidnappé 251 pour les emmener en otages dans la bande de Gaza, déclenchant la guerre.

Le sondage a été réalisé par le Lazar Research Institute, dirigé par Menachem Lazar, en coopération avec la plateforme Panel4All. L’échantillon comprenait 500 personnes, avec une marge d’erreur de ± 4,4 %, selon Maariv.

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