Le Luxembourg va reconnaître un Etat palestinien

Le Premier ministre Luc Frieden s'est dit convaincu 'qu'une solution à deux États peut apporter une paix durable à la région'

Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel lors d'un discours le 3 juin 2015 lors d'entretiens dans le cadre des Journées européennes du développement (eudevdays) événement de deux jours, tenue le 3 et 4 juin à Bruxelles. (Crédit : AFP PHOTO / JOHN THYS)

Le Luxembourg entend se rallier la semaine prochaine lors d’une réunion à New York aux pays qui reconnaissent un Etat de Palestine.

A son arrivée mardi à une réunion de l’UE à Bruxelles, le chef de la diplomatie Xavier Bettel a confirmé les propos tenus la veille par le Premier ministre Luc Frieden à l’issue d’un échange à huis clos avec les députés de la commission des Affaire étrangères au Grand-duché.

Les deux dirigeants ont renvoyé dos à dos le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, accusés de s’opposer à la solution à deux Etats, sur fond de conflit dramatique à Gaza, déclenché par le pogrom du 7 octobre 2023.

Mais malgré cette opposition, « nous sommes convaincus qu’une solution à deux États peut apporter une paix durable à la région », a déclaré Luc Frieden.

« Cela ne se fera pas du jour au lendemain » mais un mouvement démontre que cette solution « est toujours d’actualité », a estimé le dirigeant chrétien-social.

« C’est pourquoi le gouvernement luxembourgeois entend se rallier à ceux qui reconnaissent l’État de Palestine lors de la conférence sur les deux États qui se tiendra la semaine prochaine », a-t-il ajouté.

A la suite de la France et de l’Arabie saoudite, à l’origine d’un texte en ce sens, plusieurs pays ont annoncé leur intention de reconnaître un Etat de Palestine la semaine prochaine à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le processus est vu comme un moyen de pression supplémentaire sur Israël pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

Cette « déclaration de New York », soutenue déjà par une large majorité à l’AG des Nations unies, plaide aussi pour la « fin de la guerre à Gaza » et un « règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, reposant sur une mise en œuvre véritable de la solution à deux Etats ». Elle est rejetée par Israël et les Etats-Unis.

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