Le ministère des Transports a refusé l’aide du Shin Bet sans renforcer son service sécurité – médias

Le ministère de Miri Regev est sous le feu des critiques depuis la tentative de détournement d'un vol Flydubai

La ministre des Transports, Miri Regev, assistant à une cérémonie commémorative nationale en hommage aux civils assassinés le 7-Octobre, trois ans après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, au mont Herzl à Jérusalem, le 5 octobre 2026. (Crédit : Olivier Fitoussi/Pool/Flash90)

Au moment où le ministère des Transports se trouve au cœur de vives critiques suite à la récente tentative de détournement, par son copilote omanais, d’un vol de la compagnie Flydubai entre les Émirats arabes unis et Israël, de nouvelles informations font état de décisions contestables prises par le ministère, ces dernières années, en matière de sécurité aérienne.

Selon des informations rapportées par la radio de l’armée (Galei Tzahal), qui cite trois sources, en 2025, le Shin Bet et le Conseil de sécurité national auraient proposé qu’un agent du Shin Bet soit détaché auprès du ministère afin d’occuper le poste d’officier supérieur du renseignement, afin d’évaluer les risques à bord des vols étrangers et charters à destination d’Israël.

Sous la direction de son chef du service de la sécurité, Avri Cohen, le ministère s’y est opposé, ne souhaitant aucune ingérence dans ses activités.

Selon ces mêmes sources, le Shin Bet aurait par la suite proposé d’organiser un séminaire de plusieurs jours au profit du service de la sécurité du ministère des Transports. Axée sur l’évaluation des menaces, la sécurité des aéroports, la sûreté de l’aviation et les outils de renseignement dédiés à la protection des vols, cette formation n’a jamais eu lieu.

Le Conseil de sécurité nationale a vivement encouragé le ministère des Transports à solliciter des crédits budgétaires auprès du ministère des Finances afin de moderniser les systèmes du Centre d’opérations de la sécurité aérienne, jugés obsolètes. Le Conseil s’est d’ailleurs engagé à appuyer formellement cette demande, mais le ministère n’a pas donné suite, préférant solliciter des rallonges budgétaires pour d’autres secteurs.

Malgré l’absence de demande formelle, le ministère des Finances a, au titre du budget 2026, alloué 10 millions de shekels et 10 postes de plus au service de la sécurité du ministère des Transports. Selon la radio de l’armée, le ministère a bien perçu les fonds mais aucun des postes n’a été pourvu à ce jour.

En outre, en début d’année, a eu lieu un débat interne au ministère des Transports concernant le choix du service chargé de la sécurité des vols étrangers et charters.

Le Shin Bet et le Conseil de sécurité nationale ont tous deux préconisé de transférer cette mission à l’Autorité de l’aviation civile, une structure plus importante et mieux équipée que le service de la sécurité pour assurer cette mission. Pourtant, en juin dernier — alors même qu’elle avait refusé les mesures de renforcement de son service —, la ministre des Transports, Miri Regev, et son directeur général, Moshe Ben Zaken, ont pris la décision de garder cette mission au sein de leur service de la sécurité.

Dans une lettre adressée au Shin Bet et au Conseil de sécurité nationale, Miri Regev a justifié son choix en déclarant vouloir « éviter de gros changements organisationnels en cette période » et ne pas souhaiter perdre de temps à mettre en place « un dispositif dédié dans ce domaine sensible, ce qui impliquerait le recrutement de personnel qualifié, la formulation d’un concept opérationnel et l’adaptation des systèmes d’information ».

En réponse aux sollicitations de la radio de l’armée, le ministère des Transports a expliqué avoir demandé une rallonge budgétaire mais ne pas avoir, à ce jour, touché les fonds demandés au ministère des Finances.

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