Israël en guerre - Jour 142

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Le pape François sommé de clarifier ses propos sur le « terrorisme » israélien

Les groupes juifs européens et américains ont critiqué des paroles ambiguës prononcées la semaine dernière : "Nous sommes au-delà des guerres. Ce n'est pas la guerre. C'est du terrorisme"

Le pape françois lors de son audience publique hebdomadaire sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 22 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Andrew Medichini)
Le pape françois lors de son audience publique hebdomadaire sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 22 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Andrew Medichini)

Les groupes juifs ont critiqué le pape François qui semble avoir accusé Israël et le Hamas de « terrorisme » dans le conflit en cours dans la bande de Gaza qui a commencé le 7 octobre. La guerre avait été déclarée après l’attaque dévastatrice commise par les hommes armés du groupe terroriste au pouvoir au sein de l’enclave côtière dans les communautés du sud d’Israël.

« C’est ce que produisent les guerres », avait dit le souverain pontife à l’issue de son audience publique du mercredi, place Saint-Pierre. « Mais là, nous sommes au-delà des guerres. Ce n’est pas la guerre. C’est du terrorisme ».

Ces paroles avaient été prononcées après des rencontres avec les proches des otages détenus par le Hamas et avec des Palestiniens ayant de la famille à Gaza. Il y a un mois, le Vatican avait appelé à libérer tous les otages actuellement retenus en captivité à Gaza et il y a plusieurs semaines, il avait réclamé un cessez-le-feu et des aides supplémentaires en faveur de la population de l’enclave côtière.

Noemi Di Segni, présidente de l’Union des communautés juives d’Italie, a émis une déclaration, mercredi, où elle disait qu’elle aurait préféré une condamnation sans équivoque de l’assaut lancé par le Hamas le 7 octobre de la part du pape François.

« Nous ne pouvons très certainement pas mettre à égalité les responsabilités de personnes qui ont adopté un modèle d’extermination et de terrorisme et les responsabilités de personnes qui se défendent, qui défendent un pays tout entier, qui défendent une communauté qui comprend en son sein des musulmans et des Palestiniens », a noté Di Segni.

Dans un communiqué qui a été publié sur le site internet officiel de la communauté juive de Milan, le Conseil d’Assemblée des rabbins italiens (ARI) s’en est pris au pape qui, selon lui, « a ouvertement accusé les deux parties de terrorisme ».

Rachel Goldberg montre des images de l’attaque qui a entraîné l’enlèvement, le 7 octobre, de son fils Hersh, blessé à cette occasion, par les terroristes de Gaza au pape François, le 22 novembre 2023. (Capture d’écran/ Aviva Klompas/X/ used in accordance with clause 27a of the Copyright Law)

Dans un post écrit sur X – anciennement Twitter – l’American Jewish Committee a exprimé sa gratitude au pape après sa rencontre avec les familles des otages et son appel lancé en faveur de leur libération tout en critiquant ses autres propos.

« Les massacres et les kidnappings de civils de la part du Hamas sont du terrorisme. L’auto-défense d’Israël n’en est pas », a écrit l’AJC. « Au Vatican : Veuillez clarifier vos propos ».

Le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne, a pris la défense du souverain pontife, jeudi.

« Le pape est prudent », a déclaré Zuppi aux journalistes. « Et voyez, cela ne signifie pas que tout le monde est placé au même niveau… Cela ne signifie pas qu’il ne comprend pas les motivations du gouvernement israélien ».

Suite à la rencontre du pape avec dix Palestiniens, mercredi, une querelle a aussi éclaté autour de la possibilité qu’il ait utilisé le mot de « génocide » pour décrire la situation à Gaza, selon Reuters. Les participants palestiniens ont déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’il avait en effet utilisé ce terme, ce qui a été démenti par un communiqué du porte-parole du Vatican, Matteo Bruni.

La guerre a été déclarée après l’assaut commis par le groupe terroriste – 3000 hommes armés avaient franchi la frontière, le jour de la fête de Simhat Torah, par voie aérienne, voie terrestre et maritime, faisant 1 200 morts du côté israélien, en majorité des civils, et enlevant 240 personnes de tous les âges. Des familles entières avaient été exécutées dans leurs habitations et plus de 360 personnes avaient été tuées massacrées dans une rave-party, sous couvert de milliers de tirs de roquette en direction de tout le territoire.

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