Le Premier ministre pakistanais s’est entretenu avec le président iranien

Ce pays, dépendant du pétrole et du gaz du Golfe et en conflit avec l'Afghanistan, partage une frontière avec l'Iran et adopte une approche diplomatique subtile depuis le début de la guerre

Montage photos (de gauche à droite) : Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif observant la scène alors qu'il assiste à une conférence sur les affaires et l'investissement aux côtés du Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, à Kuala Lumpur, le 6 octobre 2025 ; le président iranien Massoud Pezeshkian s'adressant aux membres du gouvernement lors de leur visite sur la tombe du défunt leader révolutionnaire iranien, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, à Téhéran, le 31 janvier 2026. (Crédits : Hasnoor Hussain/POOL/AFP ; présidence iranienne/AFP)

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé lundi s’être entretenu avec le président iranien Massoud Pezeshkian et avoir promis l’aide d’Islamabad pour ramener la paix dans la région.

Les deux dirigeants se sont entretenus à plusieurs reprises au cours du mois écoulé, notamment pour échanger des vœux à l’occasion du ramadan et de la fête de  de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois de ramadan, et pour réitérer l’espoir du Pakistan de voir s’achever la guerre qui oppose l’Iran aux Etats-Unis et à Israël.

Sharif a également dit avoir présenté ses vœux au président iranien à l’occasion du Nouvel An perse, Norouz. Les deux dirigeants ont discuté de « la grave situation dans la région du Golfe et sont tombés d’accord sur la nécessité urgente d’une désescalade, du dialogue et de la diplomatie », a-t-il déclaré.

Dans un message publié sur le réseau social X, il a affirmé que le Pakistan s’était engagé à jouer « un rôle constructif dans la promotion de la paix dans la région ».

Le Pakistan, actuellement en conflit avec l’Afghanistan, son voisin, partage une frontière avec l’Iran.

Ce pays, fortement dépendant du pétrole et du gaz du Golfe, a conclu en 2025 un accord de défense mutuelle avec l’Arabie saoudite, cimentant ainsi des relations de longue date dans le domaine de la défense.

L’accord stipule que « toute agression contre l’un des [deux] pays sera considérée comme une agression contre les deux » États.

En mars, le Premier ministre Sharif et le chef d’état-major de l’armée, le maréchal Asim Munir, se sont rendus à Ryad pour y rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane, le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite.

Parallèlement, le gouvernement pakistanais a condamné l’élimination par des frappes israélo-américaines du guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a déclenché de violentes émeutes à proximité de missions diplomatiques américaines.

Il a également adressé ses félicitations à son fils, Mojtaba, devenu le nouveau guide suprême même s’il demeure introuvable depuis.

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