Le roi de Jordanie dit qu’il n’y aura « ni sécurité ni stabilité » régionale sans terre pour les Palestiniens
Abdallah II s'est exprimé alors qu'Israël a annoncé lundi la fin d'une opération militaire israélienne à Hébron qui a entraîné le déplacement de plus de 3 000 habitants palestiniens
Le roi de Jordanie Abdallah II, à l’occasion d’un discours devant le Parlement lundi, a martelé que la sécurité dans la région ne pourrait être atteinte tant que les droits des Palestiniens sur leurs terres ne seraient pas respectés.
« Il ne peut y avoir ni sécurité ni stabilité dans notre région sans le respect du droit du peuple palestinien sur ses terres. (…) Les ambitions expansionnistes d’Israël restent la plus grande menace pour l’avenir et les espoirs de la région », a déclaré le souverain au moment où l’Etat hébreu doit se doter d’un nouveau gouvernement.
La Jordanie, voisine d’Israël et de la Cisjordanie, prône depuis longtemps une solution à deux États et a signé un traité de paix avec Israël en 1994.
« En dépit des appels internationaux pour mettre fin aux violations commises par Israël, la catastrophe humanitaire se poursuit à Gaza, tout comme les attaques incessantes à Jérusalem et en Cisjordanie », a ajouté Abdallah II.
Cette prise de parole survient quelques jours après les élections législatives en Israël, à l’issue desquelles le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu est arrivé en tête mais sans obtenir la majorité.
Le roi jordanien s’exprimait aussi alors qu’Israël a annoncé lundi la fin d’une opération militaire israélienne à Hébron qui a entraîné le déplacement de plus de 3 000 habitants palestiniens.
L’armée était entrée il y a dix jours dans la ville, la plus grande de Cisjordanie, juste après une attaque meurtrière à un checkpoint voisin qui avait coûté la vie à deux soldats.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait dénoncé l’opération, évoquant « le spectre du nettoyage ethnique ».