Le Sri Lanka a secouru 40 marins iraniens en haute mer, selon un porte-parole
Les marins, évacués de pétroliers visés par les sanctions américaines en raison d'urgences médicales, ont reçu des soins avant d'être rapatriés en Iran
Le Sri Lanka a organisé le sauvetage de 40 marins iraniens issus de plusieurs navires commerciaux qui se trouvaient dans les eaux internationales, au large de ses côtes, et les a aidés à rentrer en Iran, a fait savoir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de ce pays insulaire.
Le ministère a reçu par les voies diplomatiques une demande de l’ambassade d’Iran pour secourir les marins, a expliqué Thushara Rodrigo, porte-parole du ministère, ajoutant qu’ils souffraient d’urgences médicales non précisées.
Le ministère n’a pas donné plus de détails sur les raisons pour lesquelles ils ont dû être secourus, mais des médias locaux, y compris le journal indien The Hindu, rapportent qu’ils se trouvaient à bord de pétroliers sous sanctions américaines.
Washington a imposé un blocus sur le transport maritime iranien dans le cadre de sa guerre contre l’Iran, en réaction aux tentatives iraniennes d’obstruer le détroit d’Ormuz.
Les marins issus de 19 navires ont été ramenés à terre au port de Galle, à quelque 126 kilomètres de la capitale commerciale, Colombo, où ils ont été pris en charge médicalement avant de retourner en Iran tôt ce matin, a ajouté le porte-parole.
L’aide aux marins en détresse fait partie des pratiques habituelles de la Marine et des garde-côtes du Sri Lanka, a expliqué à Reuters une source gouvernementale ayant une connaissance directe de ce sauvetage.
Plus tôt cette année, le Sri Lanka a secouru des dizaines de marins iraniens pour raisons humanitaires après que le navire de guerre iranien IRIS Dena a été coulé par une torpille tirée par un sous-marin américain, le 4 mars.
Les corps de plus de 80 marins morts lors de l’attaque ont été rapatriés par avion en Iran à la mi-mars. Trente-deux survivants du navire coulé, ainsi que 208 membres d’équipage d’un autre bâtiment, avaient été rapatriés en Iran en avril dernier.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.