Le ‘style’ de Jérusalem aux Golden Globes
La créatrice Daniella Farin remet son bandeau violet entre les mains des stars lors de la célèbre cérémonie annuelle
Le 7 janvier, la créatrice Daniella Farin regardera la cérémonie des Golden Globes avec le plus grand intérêt.
Farin ne s’intéresse pas plus que ça aux films qui ont été nominés. En revanche, elle portera la plus grande attention aux accessoires portés par les stars.
En effet, la créatrice de Jérusalem a fait don de son turban violet fabriqué à la main à 100 célébrités qui se rendront aux Golden Globes. C’est une grande opportunité offerte à une créatrice qui est encore inconnue.
Le bandeau violet de Farin, habituellement porté par des femmes religieuses se couvrant la tête et favorisant un couvre-chef plus stylé que ne l’est un chapeau, est parvenue à s’infiltrer au coeur du système des sacs promotionnels très courus – qui contiennent souvent des produits dont la valeur s’élève à des milliers de dollars – via l’Artisan Group, connu aussi sous le nom de TAG.
Farin explique que l’ouvrage d’un autre artisan israélien sera également mis en avant dans le sac promotionnel des Golden Globes.
L’Artisan Group est une organisation de marketing de divertissements dont l’objectif est de présenter aux stars d’Hollywood le travail d’artisans dont les ouvrages ne seraient le cas échéant jamais connus de ces consommateurs très particuliers.
Le groupe est spécialisé dans les petits produits artisanaux fabriqués à la main, qu’il s’agisse de joaillerie, d’accessoires pour les cheveux et de sacs à main, mais aussi dans la photographie, les jouets pour animaux et les produits de bain.
Lorsqu’une célébrité pose pour une photo en portant ou en utilisant l’un des produits trouvés dans le sac promotionnel, la publicité pour l’artisan qui l’a créé est instantanée et habituellement fructueuse.
Farin a rejoint le groupe après que sa collection de bandeaux fabriqués à la main a été approuvée. Mais c’est le bandeau violet que le groupe a estimé « être étonnant dans le sac cadeau offert aux célébrités”, raconte Farin.
La créatrice âgée de 27 ans, née à Chicago, a créé le bandeau il y a un an.
“Vous devez programmer les choses pratiquement un an à l’avance”, a-t-elle indiqué.
Elle suivait certains blogueurs de mode sur Internet, leur envoyant des photos de ses créations et leur demandant s’ils seraient intéressés à l’idée de porter l’une d’elles.
Une blogueuse a adoré son bandeau, s’exclamant que “c’est tellement à la mode pour cette année”, se souvient Farin. “Je ne lis pas de magazines de mode, alors je ne sais pas ce qui est d’actualité ou ce qui ne l’est pas. Elle a simplement adoré.”
Créatrice autodidacte, Farin a commencé à fabriquer de la joaillerie alors qu’elle avait 11 ans et qu’elle était tombée amoureuse d’un collier de perles porté par une femme plus âgée qu’elle avait été amenée à rencontrer.
Passionnée d’art et d’artisanat, elle a commencé à vendre ses créations à des boutiques et à des galeries peu de temps après. Après avoir appris à crocheter dans un camp d’été alors qu’elle était adolescente, Farin a commencé à fabriquer des chapeaux qui se distinguaient de ceux trouvés dans les magasins locaux.
Farin est ensuite partie en Israël seule, à l’adolescence, après avoir fait un voyage avec son lycée à Kfar Saba. Tombée sous le charme du pays, elle a annoncé à ses parents qu’elle y resterait. Elle a tenu parole et a vécu ses dernières années de lycée dans la ville israélienne.
Elle a commencé à vendre ses chapeaux crochetés et ses bijoux dans des petits magasins et dans des boutiques de Jérusalem et de Tel Aviv. Elle attribue sa réussite à ses parents.
“Ils ont pensé que j’étais quelqu’un de formidable, et ils m’ont recommandée de ne pas dire que je faisais de la joaillerie, mais de dire que j’étais une créatrice”, explique-t-elle.
Lorsque Farin s’est mariée, il y a cinq ans, elle a commencé à fabriquer des couvre-chefs pour elle-même puis pour les autres lorsque les gens ont commencé à lui demander où elle avait acheté les chapeaux qu’elle portait.
“Je choisis tout simplement ce que j’aime, ce que je trouve cool, et toutes les couleurs que j’apprécie”, dit-elle.
Lorsque Farin a ouvert Daniella Faye, la boutique éponyme à Jérusalem (Faye est son deuxième prénom), elle a ajouté quelques robes à l’inventaire, pour la plupart de style modeste, mais attractives aux yeux d’une très large clientèle, dit Farin.
Elle prévoit d’ajouter des robes chandails et des robes violettes à sa collection automne-hiver.
Une fois que la cérémonie des Golden Globes aura eu lieu, et que ses bandeaux violets seront découverts, les produits Daniella Faye seront accessibles dans le monde entier.
“Cela a toujours été mon objectif”, dit-elle.
Farin a de l’ambition et le nom hébreu complet de sa boutique l’indique : Daniella Faye Ein Sof, ou Daniella Faye, Unlimited.
Daniella Faye Ein Sof, 1 Hillel Street, Jérusalem. Prix allant de 50 NIS à 350 NIS pour les chapeaux et de 100 NIS 100 à 1 000 NIS pour les robes. Le site Internet Daniella Faye est encore en cours de création.
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