Analysis

Le syndicat étudiant de l’université Columbia renonce à sa demande de désinvestissement d’Israël

Une concession qui marque un revers pour les militants anti-israéliens de cette université new-yorkaise, l'un de leurs dirigeant reconnaît que le groupe doit 'faire face à la réalité'

Des manifestants pro-palestiniens et anti-israéliens se rassemblent près d’un lieu où des personnes étaient placées en garde à vue, à proximité du campus de l’université Columbia à New York, le 30 avril 2024. (Crédit: AP/Craig Ruttle)

Le syndicat des étudiants salariés de l’université de Columbia a renoncé, dans la journée de mardi, à sa demande de désinvestissement de l’université vis-à-vis d’Israël – ce qui constitue un revers pour le mouvement de protestation qui a secoué ce campus de l’Ivy League après le début de la guerre à Gaza.

Le syndicat « Student Workers of Columbia-United Auto Workers » négocie une convention collective avec l’université depuis l’année dernière.

Le syndicat avait formulé des revendications radicales – exigeant notamment que l’université désinvestisse des entreprises qui violent le « droit international », une mesure visant spécifiquement Israël.

Ces revendications ont mené dans une impasse avec l’université. L’organisation-mère du syndicat étudiant, l’United Auto Workers, a aussi été amenée à exercer des pressions sur ce dernier, le sommant de modérer son activisme.

Mardi, le syndicat étudiant a retiré de la convention collective un article qui exigeait ce désinvestissement, a rapporté le Columbia Spectator.

Une décision qui a marqué une concession majeure de la part du syndicat, qui avait fait de l’activisme anti-israélien une priorité — à l’instar d’autres syndicats étudiants et conseils étudiants aux États-Unis.

Un dirigeant syndical a confirmé l’abandon de cette revendication au Columbia Spectator, reconnaissant que le groupe devait « faire face à la réalité ».

Le syndicat affirme représenter plus de 3 000 étudiants salariés de premier cycle et de troisième cycle à Columbia.

Le syndicat étudiant avait auparavant apporté son soutien au mouvement anti-israélien « Boycott, désinvestissement et sanctions » (BDS).

L’année dernière, un comité d’investissement de Columbia avait rejeté les revendications des étudiants qui appelaient l’université à désinvestir d’Israël, estimant que certaines de ces revendications étaient trop vagues, qu’il n’y avait pas de consensus sur le campus et que cela n’était pas viable financièrement.

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