Le taux de chômage en Israël grimpe à 16,5%, 500 000 personnes au chômage
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Le taux de chômage en Israël grimpe à 16,5%, 500 000 personnes au chômage

Le service des allocations chômage a déclaré qu'il s'attendait à une nouvelle vague d'inscriptions alors que d'autres employeurs allaient probablement licencier

Des boutiques et des restaurants fermés à Tel Aviv, le 15 mars 2020. (Photo par Miriam Alster/FLASH90).
Des boutiques et des restaurants fermés à Tel Aviv, le 15 mars 2020. (Photo par Miriam Alster/FLASH90).

Le taux de chômage en Israël est monté en flèche à 16,5 %, avec plus de 500 000 personnes qui ont perdu leur emploi depuis le début de mars, a déclaré dimanche Pôle emploi.

Le taux de chômage était à 3,6 % pour le quatrième trimestre de l’année dernier, selon la Banque d’Israël.

De nombreuses entreprises israéliennes ont été contraintes de mettre leurs salariés en congé sans solde ou de licencier du personnel alors que la fermeture des frontières et les restrictions de déplacements ont mis à l’arrêt l’industrie du tourisme et des services. Des milliers de personnes s’inscrivent chaque jour aux allocations chômage.

Vendredi, le chef de Pole emploi a déclaré que le nombre de personnes sans emploi en Israël pourrait atteindre le million si les licenciements causés par l’épidémie de coronavirus se poursuivaient.

Rami Grauer, le chef de Pôle emploi, interrogé le 20 mars 2020. (Capture d’écran/Ynet)

« Si cela continue à ce rythme, nous aurons probablement un million de chômeurs, un quart des actifs de l’économie, a déclaré Rami gruger au site d’information Ynet. Il semble que 20 % de ceux qui sont actuellement en congé sans solde seront chômeurs à la fin de la crise ».

Selon l’annonce de l’Agence pour l’emploi en Israël de dimanche, le nombre de nouvelles inscriptions pour les allocations chômage a ralenti ces derniers jours.

Pourtant, il a souligné que ce ralentissement pouvait s’expliquer parce que la première vague de personnes ayant perdu leurs emplois – dans les industries du tourisme, de la distribution et de la restauration – avait atteint un pic, mais que les chiffres allaient sûrement augmenter alors que d’autres secteurs vont commencer à licencier.

« Il pourrait y avoir plusieurs grandes vagues de nouvelles inscriptions », a prévenu le communiqué.

Vendredi, Grauer a déclaré que son personnel travaillait pour s’assurer que les inscriptions étaient traitées à temps afin que les gens puissent recevoir leurs indemnités avant la prochaine fête de Pessah.

Le coût des allocations chômage en avril devrait atteindre les 2 milliards de shekels (515 millions d’euros), par rapport au coût actuel qui se situe 800 et 900 millions de shekels (206 et 232 millions d’euros) par mois.

Avant la crise, l’Institut d’assurance national aidait environ 80 000 personnes en moyenne. On ne sait pas si l’indemnité moyenne par personne sera modifiée.

La semaine dernière, le ministère des Finances a estimé que le coût total de la pandémie de coronavirus pour l’économie israélienne pourrait atteindre les 45 milliards de shekels (11 milliards d’euros) et faire disparaître tout espoir de croissance pour l’année. L’estimation est intervenue avant que le ministre de la Santé n’annonce d’autres nouvelles mesures encore plus drastiques. On ne sait pas également sur quelle estimation de durée de la crise se base cette prévision.

Un Israéliens portant un masque par crainte du coronavirus dans le centre ville de Jérusalem, le 17 mars 2020.
(Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministère s’attend à une chute de 5 milliards de shekels (1,2 milliard d’euros) des revenus des impôts pour ce mois et prévoit une chute des recettes de taxes pour l’année à hauteur de 50 milliards de shekels (12,9 milliards d’euros) par rapport à sa projection d’avant-crise de revenus à 330 milliards de shekels (85 milliards d’euros), selon le quotidien d’affaires Calcalist, citant une source au ministère des Finances.

Un homme israélien marche à côté d’un magasin fermé dans le centre commercial Mamilla dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 mars 2020.
(Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)

De grands employeurs se sont séparés de leurs employés la semaine dernière, notamment El Al, qui a mis 5 500 employés – plus de 80 % de son personnel – en congé sans solde. De son côté, Castro, la plus grande chaîne de vente d’Israël, a mis 6 000 employés en congé sans solde. La bourse de Tel Aviv a plongé avec d’autres places financières mondiales depuis le début de la crise.

Israël a pris des mesures drastiques pour endiguer la propagation du virus. Vendredi, le cabinet a autorisé d’autres restrictions supplémentaires sur le lieu de travail, en renforçant la limite à seulement 30 % des employés aussi bien dans le secteur public que privé, afin de tenter de ralentir la propagation du coronavirus.

Les autres restrictions sont intervenues après que le ministère de la Santé s’est exprimé en faveur d’un arrêt complet du pays. A l’inverse, des officiels du Trésor public se sont fermement opposés à un confinement total.

Dimanche matin, Israël comptait 945 cas confirmés du virus

Vendredi soir, un survivant de la Shoah de 88 ans est décédé à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem à cause du coronavirus. Il s’agissait de la première victime israélienne de cette pandémie mondiale, alors qu’une vingtaine de patients étaient dans un état grave.

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