Le terrain de football, près du camp de réfugiés d’Aida, menacé de démolition par Israël

'Ce terrain de football est le seul espace ouvert dont nous disposons. Si on nous l'enlève, ce sont les rêves des enfants qui s'envoleront', a indiqué Muhannad Abu Srour

Des jeunes Palestiniens déplacés participent à une séance d'entraînement sur le terrain de football du camp de réfugiés d'Aida, à côté de la barrière de sécurité israélienne à l'extérieur de Bethléem, en Cisjordanie, le 16 décembre 2025, quelques semaines après la décision de l'armée israélienne de démolir le terrain. (Crédit : Photo de JOHN WESSELS / AFP)

Au début du mois, un groupe de garçons palestiniens s’est rendu sur le terrain de football local, situé à l’ombre du mur séparant Israël et le camp de réfugiés d’Aida, en Cisjordanie, pour s’entraîner. Une note les attendait sur le portail.

Les enfants ont remis ce message des autorités israéliennes à Muhannad Abu Srour, directeur sportif du centre jeunesse Aida dans le camp près de Bethléem. Les nouvelles n’étaient pas bonnes.

« Nous avons été choqués de découvrir qu’il s’agissait d’une décision de démolir le terrain de football du camp d’Aida », a déclaré Abu Srour à l’AFP, soulignant que plus de 500 enfants s’entraînent régulièrement sur ce terrain, qui fait environ la moitié de la taille d’un terrain de football réglementaire.

« Ce terrain de football est le seul espace ouvert dont nous disposons. Si on nous l’enlève, ce sont les rêves des enfants qui s’envoleront », a expliqué Abu Srour.

Un jeune Palestinien déplacé plonge pour attraper le ballon lors d’une séance d’entraînement sur le terrain de football du camp de réfugiés d’Aida, à côté de la barrière de sécurité israélienne près de Bethléem, en Cisjordanie, le 16 décembre 2025, quelques semaines après la décision de l’armée israélienne de démolir le terrain. (Crédit : JOHN WESSELS/AFP)

La destruction prévue du terrain d’Aida est l’un des nombreux points de discorde en Cisjordanie.

Abdallah al-Ansurur, 18 ans, espère intégrer l’équipe nationale palestinienne. Comme beaucoup d’autres jeunes du camp d’Aida, c’est sur ce terrain bordé par la barrière de sécurité israélienne de huit mètres qu’il a fait ses premiers pas dans le football.

Des enfants palestiniens déplacés se rendent à une séance d’entraînement sur le terrain de football du camp de réfugiés d’Aida, à côté de la barrière de sécurité israélienne à l’extérieur de Bethléem, en Cisjordanie, le 16 décembre 2025, quelques semaines après la décision de l’armée israélienne de démolir le terrain. (Crédit : Photo de JOHN WESSELS / AFP)

« J’ai commencé quand j’avais environ 13 ans. Ce terrain m’a offert une véritable opportunité de m’entraîner », a ajouté Ansurur, qui est né et a grandi dans le camp d’Aida, l’un des plus petits de Cisjordanie.

L’AFP a pu consulter la note du COGAT, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, qui indique que le terrain n’était pas autorisé.

Le COGAT n’a pas immédiatement réagi à cette information.

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