Le Tombeau des rois, propriété de la France à Jérusalem, rouvre ses portes
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Le Tombeau des rois, propriété de la France à Jérusalem, rouvre ses portes

Les juifs ultra-orthodoxes révèrent le site comme le lieu de sépulture de la reine Hélène d'Adiabène et réclament un accès illimité

Des hommes ultra-orthodoxes devant la porte close du Tombeau des Rois, détenu et administré par le Consulat français de Jérusalem, à Jérusalem-Est, le 24 janvier 2019. (Crédit : THOMAS COEX / AFP)
Des hommes ultra-orthodoxes devant la porte close du Tombeau des Rois, détenu et administré par le Consulat français de Jérusalem, à Jérusalem-Est, le 24 janvier 2019. (Crédit : THOMAS COEX / AFP)

Le Tombeau des rois, site archéologique majeur et objet de controverses religieuse et politique à Jérusalem-Est a été rouvert par son propriétaire, la France jeudi, après une tentative ratée de réouverture en juin.

Après presque dix ans de fermeture au public, la réouverture de ce joyau archéologique vieux de 2 000 ans, avait été émaillée il y a quatre mois d’échauffourées quand des juifs ultra-orthodoxes ont tenté d’entrer sur le site pour y prier, mais sans les billets ou réservations nécessaires.

Désormais ce monumental ensemble funéraire taillé dans la roche est ouvert au public deux fois par semaine, mais les visiteurs doivent s’inscrire en ligne préalablement, a indiqué le Consulat français.

Les tombes ne sont plus accessibles pour des raisons de sécurité, mais les visiteurs peuvent contempler les bains rituels et la frise à l’extérieur.

Environ 30 personnes l’ont visité jeudi matin à l’ouverture, principalement des juifs ultra-orthodoxes pour prier à l’intérieur, sous haute surveillance policière.

Des Juifs ultra-orthodoxes prient au Tombeau des Rois après sa réouverture par la France, le 23 octobre 2019. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

« C’est un événement spécial », a déclaré à l’AFP Yehuda Twerski, un juif ultra-orthodoxe de 20 ans, originaire de New York.

« Nous allons y prier. Peut-être qu’avec des négociations en bonne et due forme, ce sera ouvert plus souvent au public ».

Les juifs ultra-orthodoxes révèrent le site comme le lieu de sépulture de la reine Hélène d’Adiabène, convertie au judaïsme au Ier siècle de notre ère, et de notables juifs de la même époque.

Des juifs contestent le droit de propriété française. Les ultra-orthodoxes réclament un accès illimité. Dans les milieux archéologiques, l’inquiétude est réelle que le lieu ne soit soustrait à la science au profit du culte.

Le remarquable exemple d’architecture funéraire de l’époque romaine, qui renfermait autrefois des sarcophages dans des chambres à alcôves, passe pour l’un des plus grands complexes de cette période dans la région.

Il est en butte aux querelles touchant à tout ce qui a trait à l’archéologie dans la Ville sainte.

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