Lecornu à LFI : “Ce qui est abject pour le racisme, est abject pour l’antisémitisme”

Le Premier ministre a accusé La France insoumise de 'participer' à la 'banalisation du racisme' et de 'jouer de l'ambiguïté' dans la lutte contre les discriminations

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu (au centre) assistant à une réunion du Conseil de défense et de sécurité organisée par le président Emmanuel Macron, à l'Élysée à Paris, le 8 avril 2026. (Crédit : Tom Nicholson/Pool Photo via AP)

Mardi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a accusé La France insoumise de « participer » à la « banalisation du racisme » et de « jouer de l’ambiguïté » dans la lutte contre les discriminations, affirmant qu’il ne pouvait y avoir de « discrimination à la carte ».

« Vous participez à une banalisation du mal, vous participez à la banalisation de ce racisme. Et c’est dangereux pour cette cause », a lancé le chef du gouvernement à l’attention de Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI à l’Assemblée nationale, lors de la séance de questions au gouvernement.

Cette dernière l’interrogeait sur la position de l’exécutif par rapport aux propos visant le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, tenus lors de plusieurs émissions diffusées sur la chaîne CNews fin mars.

Panot a notamment dénoncé des « condamnations à retardement » ou encore un « soutien à reculons », visant notamment Emmanuel Macron, et a regretté l’absence de membres du gouvernement à un rassemblement contre le racisme, samedi, à Saint-Denis.

« Vous avez joué de l’ambiguïté, laissant entendre, au fond, que le gouvernement de la République pouvait être raciste, laissant entendre que celles et ceux qui soutiennent ce gouvernement pouvaient l’être aussi », a répondu Lecornu.

« Autre ambiguïté », a-t-il relevé, « il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte ».

« Ce qui est abject pour le racisme l’est aussi pour l’antisémitisme, l’homophobie et l’ensemble des discriminations », a-t-il ajouté, alors que le parti d’extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon et ses dirigeants sont régulièrement taxés d’antisémitisme.

Il a également rappelé qu’il avait demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis de se constituer partie civile dans ce dossier, qui a pris une tournure judiciaire depuis l’ouverture d’une enquête à Paris pour injures à caractère raciste.

Samedi, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Saint-Denis pour exprimer leur solidarité envers Bally Bagayoko et condamner le racisme.

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