L’Église d’Angleterre retire une tapisserie dédiée à Gaza
La communauté juive a dénoncé la présence sur cet ouvrage de noms appartenant à des terroristes et fourni des éléments de preuve appuyant ses déclarations
L’Église d’Angleterre a déclaré vendredi avoir retiré une tapisserie sur laquelle figuraient les noms de 16 800 personnes tuées lors de la guerre qui a opposé Israël et le Hamas à Gaza, après que la communauté juive a fourni des éléments attestant que certains de ces noms étaient ceux de terroristes, ont rapporté les médias britanniques.
Le mémorial « Stitch Their Names Together » a été inauguré le 11 septembre. Initialement prévu pour être exposé à la cathédrale de Leeds jusqu’à dimanche, il a été retiré prématurément après que le Conseil représentatif juif (JRC) de Leeds a présenté des preuves démontrant que la tapisserie mentionnait les noms d’au moins 18 terroristes, selon la BBC.
Simon Myerson KC, président du JRC de Leeds, a déclaré au Telegraph : « À aucun moment la communauté juive n’a été consultée sur le projet d’exposer les noms de personnes potentiellement terroristes dans une église de Leeds. »
Il a regretté que l’exposition ait été mise en place pendant la période du calendrier hébraïque la plus sacrée.
« Une enquête ecclésiastique s’impose, afin de déterminer comment un tel projet a pu être mis en œuvre sans aucun contrôle apparent de la part du diocèse ni diligence raisonnable », a-t-il ajouté.
Pour Mary Evers, la créatrice du projet « Stitch Their Names », ces critiques ont visé à « salir et délégitimer l’amour et l’empathie de centaines de brodeuses et de milliers de personnes qui soutiennent leurs semblables ».
« Cette semaine encore, une tentative destinée à marginaliser le rappeur Macklemore pour avoir défendu la cause des Palestiniens lui a valu bien plus d’attention et de soutien que ne l’avaient prévu ses détracteurs. Le monde ne s’y trompe pas : ces manœuvres malveillantes ont pour but de réduire au silence ceux qui s’expriment au nom de l’humanité », a-t-elle ajouté.
Les noms qui figurent sur la tapisserie, a-t-elle précisé, proviennent du registre du ministère de la Santé de Gaza, administré par le Hamas, lequel ne fait pas de distinction entre civils et hommes armés.