L’élève tué dans une explosion près du Liban identifié comme Elazar Yaïr Wilensky, collégien de 3e

Plus d'une dizaine de personnes ont été hospitalisées, dont 3 dans un état grave

Elazar Yaïr Wilensky, tué dans une explosion près de la frontière libanaise le 12 octobre 2026. (Crédit : Autorisation)

Le collégien tué lundi dans l’explosion d’un engin explosif du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, près de la frontière libanaise, a été identifié comme étant Elazar Yaïr Wilensky, élève de troisième.

Dans un communiqué, sa famille a déclaré que Wilensky, 13 ans, était le plus jeune d’une fratrie de cinq enfants et qu’il était « intelligent, sage et plein de joie de vivre. C’était un ami aimant et généreux, qui avait toute la vie devant lui ».

Selon le site d’information Ynet, Elazar Yair Wilensky était un escrimeur de compétition, considéré comme l’un des meilleurs de sa catégorie d’âge en Israël. Il laisse derrière lui ses parents, trois sœurs et un frère.

Au total, cinq enfants se trouvaient dans un état grave à la suite de l’explosion, mardi matin.

Trois enfants et un adulte étaient dans un état stable à modéré à l’hôpital Rambam de Haïfa. Au centre hospitalier Ziv, deux enfants étaient dans un état grave, dont un sous sédation et ventilation, neuf autres étaient dans un bon état et deux adultes se trouvaient dans un état allant de bon à modéré.

Huit enfants ont été admis à l’hôpital de Nahariya. Trois d’entre eux étaient gravement blessés, un présentait des blessures modérées et quatre avaient des blessures légères, a indiqué l’hôpital.

Des élèves et des enseignants blessés arrivant à l’hôpital Ziv de Safed, dans le nord d’Israël, à la suite de l’explosion d’un engin non explosé lors d’une sortie scolaire près de la frontière israélo-libanaise, le 12 octobre 2026. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Le ministère de la Santé a indiqué qu’un centre de prise en charge des personnes souffrant de stress aigu avait été ouvert à l’hôpital Ziv, animé par une équipe spécialisée dans la santé mentale des enfants et des adolescents.

L’explosion meurtrière s’est produite vers 15 h 30 lundi, alors qu’un groupe d’élèves et d’enseignants de l’école ORT Maalot parcourait le sentier panoramique de la forêt des montagnes de Naftali, dans la région de la crête de Ramim.

Cette randonnée scolaire – un périple de trois jours le long du Sentier d’Israël – avait été approuvée par les autorités, malgré un panneau installé par le Fonds National Juif (JNF/KKL) mettant en garde contre des « dégâts de guerre » et annonçant une « interdiction absolue d’entrer dans les forêts et les campings ».

Cet incident a donné lieu à une enquête sur les circonstances de cette décision, ainsi qu’à une demande du ministère de l’Éducation visant à ce que l’armée israélienne inspecte tous les sentiers longeant la frontière libanaise à la recherche d’éventuels autres engins non explosés.

Les forces de sécurité et de secours israéliennes évacuant des blessés près du lieu d’une explosion meurtrière d’un engin non explosé du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah lors d’une randonnée scolaire dans la région de la crête de Ramim, au nord d’Israël, près de la frontière avec le Liban, le 12 octobre 2026. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Au cours de la guerre récente, le Hezbollah a tiré plusieurs roquettes Grad contenant des dizaines de sous-munitions de type BRB1 (également appelées A-09) sur le nord d’Israël. Ces roquettes dispersent les sous-munitions sur de vastes zones et celles-ci n’explosent souvent pas à l’impact. Les images prises lundi indiquaient qu’il s’agissait bien du type de munitions utilisé par le groupe terroriste chiite libanais.

À la suite de cet incident, toutes les randonnées scolaires prévues dans le nord pour les deux jours suivants, les 13 et 14 octobre, ont été annulées.

« Parallèlement, les consignes de sécurité ont été renforcées, en mettant l’accent sur le danger que représentent les munitions non explosées partout en Israël, et toute demande visant à modifier ou à exclure un sentier sera examinée par la direction des sorties scolaires du ministère de l’Éducation », a déclaré le ministère.

« Dans les jours à venir, le ministère de l’Éducation continuera, en collaboration avec les partenaires concernés, à examiner le cadre régissant l’autorisation des activités », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, au ministère de l’Éducation, en préparation de la rentrée scolaire prévue le lendemain, à Jérusalem, le 31 août 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le ministère de l’Éducation a déclaré mardi que le parcours approuvé pour la randonnée ne traversait pas de zone interdite.

Cette déclaration intervient alors que des questions se posent quant aux raisons pour lesquelles les autorités ont autorisé cette randonnée scolaire, alors qu’un panneau installé par le KKL-JNF, avertissant des « dégâts de guerre » et annonçant l’interdiction d’accéder aux forêts et aux campings, est présent dans la zone.

« Le ministère de l’Éducation a agi conformément aux restrictions du JNF/KKL et avait interdit toute activité dans la zone en question en raison des dégâts liés à la guerre ; l’itinéraire de randonnée prévu ne traversait pas la zone interdite », indique le communiqué.

« Dans le cadre du processus d’autorisation de la sortie, des consignes de sécurité explicites ont été données, notamment l’interdiction formelle de toucher des débris de missiles ou des munitions non explosées, ainsi que l’obligation de signaler immédiatement la présence de tels objets », a précisé le ministère.

Le personnel soignant passant devant une banderole indiquant que l’accès est interdit aux randonneurs, près du lieu où une munition non explosée du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a explosé lors d’une randonnée scolaire dans la périphérie de Yiftah, près de la frontière libanaise, dans le nord d’Israël, le 12 octobre 2026. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Le ministère a également indiqué que le « parcours en réalité emprunté » faisait l’objet d’une enquête menée conjointement par l’armée israélienne, la police et le ministère, ce qui laisse supposer que le groupe s’est peut-être écarté du sentier autorisé.

Eliyahu Galil, le père de l’un des élèves, a déclaré à la Treizième chaîne que son fils « a dit avoir vu des choses qu’on n’est pas censé voir, et il a ajouté que certains élèves avaient tenu l’engin explosif et se l’étaient passé de main en main, tandis que d’autres l’avaient pris en photo ».

D’autres élèves ont rapporté que « c’est le jeune homme qui a été tué qui l’avait trouvée et qui l’avait apportée pour la photographier – puis elle a explosé », selon la chaîne.

La chaîne publique Kan, faisant écho à des informations précédentes, a indiqué qu’une enquête préliminaire suggérait qu’un élève avait placé l’engin explosif dans son sac au moment où il a explosé. Selon Ynet, l’explosion s’est produite alors que les élèves s’étaient arrêtés au point d’observation de Peer, en Haute-Galilée, pour manger.

Les élèves ont déclaré ne pas avoir vu le panneau du KKL-JNF, a rapporté Ynet.

L’un des blessés, s’adressant à Kan, s’est souvenu : « J’ai entendu tout à coup une déflagration terrible. Je suis tombé, j’ai été projeté en arrière, puis j’ai vu du sang couler de mes bras et de mes jambes. Il y avait des cris, des gens pleuraient, je ne comprenais pas ce qui s’était passé. »

Selon des médias israéliens, les élèves se sont mutuellement prodigué les premiers soins immédiatement après l’explosion, notamment en posant des garrots et, dans un cas, en pratiquant la réanimation cardio-pulmonaire.

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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