Les 10 plus gros accords high-tech de la décennie en Israël
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Les 10 plus gros accords high-tech de la décennie en Israël

Véhicules autonomes, puces livrant des informations plus rapidement ou robots chirurgicaux, le Times of Israel fait le bilan des plus grandes acquisitions

Photo d'Illustration de la nouvelle année et de la fin de la décennie (Crédit : Andrii Yalanskyi)
Photo d'Illustration de la nouvelle année et de la fin de la décennie (Crédit : Andrii Yalanskyi)

Pour fêter la fin de la décennie – une période de boom pour l’industrie technologique israélienne – le Times of Israel a décidé de vous présenter la liste des dix plus importants accords d’acquisition dans le secteur high-tech ces dix dernières années.

Selon les données compilées par PwC Israel, l’Etat juif a connu 587 exits – définis comme offres publiques initiales de participation ou d’actions, ou fusion-acquisition des start-ups israéliennes – au cours des dix dernières années pour un montant total de 70 milliards de dollars.

Ce qui a contribué à placer la scène technologique israélienne sur la carte mondiale dans une grande variété de secteurs, notamment dans les technologies automobiles, les semi-conducteurs et les processeurs, mais aussi dans la santé, les dispositifs médicaux et les applications de navigation.

• Le plus important accord de la décennie – qui est également pour Israël le plus grand accord de tous les temps – a été, bien sûr, l’acquisition par le géant technologique américain Intel Corp. de Mobileye, start-up spécialisée dans la conduite autonome et basée à Jérusalem, pour le montant spectaculaire de 15,3 milliards de dollars en 2017.

La technologie Mobileye était née au département de vision informatique à l’université Hébraïque. La firme est à l’origine d’une technologie de la vision pour les systèmes d’aide avancée aux conducteurs de véhicules et pour les technologies de conduites autonome. Les actions de la firme, fondée en 1999 par les professeurs Amnon Shashua et Ziv Aviram, étaient présentes sur le marché boursier américain avant qu’Intel n’en fasse l’acquisition.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (3e à gauche), avec le président directeur général d’ Intel Corp., Brian Krzanich, (à sa gauche), et les fondateurs de Mobileye Amnon Shashua et Ziv Aviram , (1er à gauche et 1er à droite). (Crédit : Haim Zach/GPO)

• Le deuxième accord le plus important de la décennie dans le secteur technologique – même s’il est encore en attente de permis de régulation avant son ultime finalisation – a été l’acquisition par le fabricant de puces américain Nvidia de Mellanox Technologies Ltd. en 2019 pour la coquette somme de 6,9 milliards de dollars.

Mellanox, dont le siège est à Yokneam, en Israël, et qui a également établi un quartier-général à Sunnyvale, en Californie, fabrique des serveurs à grande vitesse et des solutions de commutation de stockage. Les produits développés par l’entreprise – pionnière dans les technologies InfiniBand et Ethernet – sont utilisées dans les super-ordinateurs du monde entier.

La compagnie avait été fondée en 1999 par Eyal Waldman et Roni Ashuri.

Eyal Waldman, (à gauche), fondateur et PDG de Mellanox et Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia Corp. lors d’une conférence de presse à Yokneam, Israël, le 25 mars 2019. (Shoshanna Solomon/Times of Israel)

• La troisième plus importante acquisition a été celle de NDS par Cisco en 2012, pour un prix de cinq milliards de dollars.

NDS, firme basée au Royaume-Uni, consacre ses activités à la sécurité numérique. La firme possédait un large laboratoire de recherche et de développement en Israël. Même si l’entreprise n’était pas israélienne, NDS avait ancré ses travaux dans des recherches menées à l’Institut des Sciences Weizmann.

La compagnie avait été établie au sein de l’État juif en 1988 lorsque News Datacom avait été absorbé par New Corp, de Rupert Murdoch, pour une somme de 15 millions de dollars en 1992, devenant NDS.

L’entreprise a été introduite en bourse en 2019 puis vendue à Permira, une société d’investissement privée, en 2009. En 2012, Permira a revendu NDS à Cisco pour un montant de cinq milliards de dollars et, en 2018, Cisco a rendu la firme à Permira.

NDS s’appelle dorénavant Synamedia. L’entreprise originale, News Datacom, avait été fondée par Dov Rubin, Jonathan Hashkes, Michael Dick et Yishai Sered.

Les jeux de Playtika, dont le populaire jeu de machines à sous Slotomania, sont utilisés quotidiennement par plus de 6 millions de personnes dans 190 pays. (Autorisation)

• Le quatrième plus gros accord de la décennie est l’acquisition par un consortium chinois de Playtika, entreprise israélienne de jeux en ligne, pour 4,4 milliards de dollars en liquide en 2016.

Parmi les membres du consortium, Giant Investment (HK) Limited, China Oceanwide Holdings Group Co. Ltd., China Minsheng Trust Co. Ltd., CDH China HF Holdings Company Limited, the Hony Capital Fund, et Yunfeng Capital — société d’investissement privée cofondée par Jack Ma d’Alibaba.

Créée en 2010, Playtika a été pionnière dans les jeux gratuits figurant sur les réseaux sociaux et les plateformes mobiles. Elle est notamment à l’origine de Slotomania, House of Fun et Bingo Blitz. Robert Antokol en est le fondateur.

• Le cinquième accord le plus important de la décennie, celui déterminant l’acquisition par le fabricant d’équipements semiconducteurs KLA-Tencor Corporation, basé en Californie, du fabricant électronique Orbotech Ltd., fournisseur de systèmes de circuits imprimés et de puces en 2018 – au prix de 3,4 milliards de dollars.

Orbotech, dont le siège était à Yavne, avait été fondée en 1981 par une équipe d’ingénieurs d’Electro-Optical Industry Ltd. (El-Op) avec à leur tête Shlomo Barak, qui développait des systèmes électro-optiques à usage militaire – et avait compris que ces systèmes pouvaient également répondre à une demande purement commerciale.

Un image d’illustration d’un pirate informatique de systèmes de paiements.(welcomia; iStock par Getty Images)

• En sixième place du classement arrive l’acquisition par le fonds d’investissement privé Thoma Bravo de la firme spécialisée dans le secteur de la cybersécurité Imperva Inc. pour la somme de 2,1 milliards de dollars, au mois d’octobre 2018.

L’entreprise de Tel Aviv Imperva met au point des solutions qui identifient, évaluent, et éliminent de manière proactive les menaces actuelles et émergentes pour les organisations, que ce soit sur le Cloud, sur site ou dans les environnements hybrides.

La compagnie avait été fondée en 2002 par l’entrepreneur technologique Shlomo Kramer, cofondateur d’une autre société spécialisée dans la cybersécurité, Check Point Software Technologies Ltd.

Les autres co-fondateurs étaient Mickey Boodaei et Amichai Shulman.

Un processeur Goya de Habana (Autorisation : Habana)

• Le septième accord majeur de la décennie est l’acquisition par Intel Corp. de Habana Labs, achetée deux milliards de dollars au mois de décembre 2019. Cet accord est la deuxième plus importante transaction de ce type de l’histoire israélienne après Mobileye, en 2017 (voir ci-dessus).

Fondée en 2016 par David Dahan et Ran Halutz, Habana Labs utilise l’intelligence artificielle pour améliorer les performances de traitement des puces et permet une faible consommation électrique, ainsi que des coûts de production plus bas. Les processeurs sont destinés aux besoins spécifiques de formation des réseaux de neurones profonds.

Premier investisseur dans la compagnie, devenu son président : l’entrepreneur en série Avigdor Willenz, co-fondateur de Galileo Technologies, vendu en 2001 au Marvell Technology Group Ltd. au prix de 2,7 milliards de dollars, et d’Annapurna Labs, cédé à Amazon pour 370 millions de dollars.

• La huitième plus importante acquisition a été celle par le fabricant irlando-américain de dispositifs médicaux Medtronic de Mazor Robotics Ltd., une compagnie spécialisée dans les systèmes robotiques de chirurgie. Cet accord a marqué la plus grosse sortie de l’histoire d’Israël dans le secteur biotechnologique.

Basée à Césarée, Mazor fournit une suite de logiciels qui incluent le traitement par image et la reconnaissance informatique de l’anatomie. Cette technologie permet la programmation préopératoire, aidant les chirurgiens à mieux mettre en place leurs procédures sur la colonne vertébrale

Mazor a été fondée en 2001 par Eli Zehavi et Moshe Shoham.

Le Mazor Robotics Renaissance® Guidance System est l’invention du professeur du Technion Moshe Shoham. Photo – Technion-Israel Institute of Technology

• A la neuvième place du classement, l’acquisition en 2019 par la firme informatique américaine Salesforce de ClickSoftware, compagnie née en Israël, un accord évalué à 1,35 milliards de dollars.

La société ClickSoftware Technologies, dont le siège était à Petah Tikva, avait d’abord été achetée par la firme d’investissement californienne Francisco Partners Management pour un montant de 438 millions de dollars. Son siège est dorénavant installé à Burlington, dans le Massachusetts.

ClickSoftware est la plus grande entreprise de gestion de services du monde, alors que son logiciel est utilisé par des centaines d’acteurs de service, par la police et les départements de sapeurs-pompiers, ainsi que par les organisations de secours d’urgence pour les aider à établir la priorité des ordres de travail, des réparations et des réponses d’urgence. La compagnie avait été fondée en l’an 2000 par Moshe BenBassat.

• Dixième rachat le plus important du secteur technologique, celui par la firme canadienne DH Corporation, qui fournit de technologies de paiements, de la société israélienne Fundtech en 2015 pour 1,25 milliard de dollars.

Fundtech propose des produits logiciels pour les banques, afin d’automatiser des activités comme les paiements, la gestion de liquidités et autres services. Les actions de cette entreprise basée à Herzliya et née en 1993 étaient échangées au Nasdaq et à la bourse de Tel Aviv depuis leur introduction en 1998 et 2003 respectivement. La firme a été fondée par Reuven Ben Menachem.

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