Les Émirats « réagissent » à une attaque après un avertissement de Téhéran sur des îles disputées
Les îlots d'Abou Moussa et de Grande et Petite Tumb sont situés dans le Golfe, près de l'entrée du détroit d'Ormuz par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial
Samedi, les Émirats arabes unis ont annoncé faire face à des attaques aériennes lancées par l’Iran, après avoir été avertis par Téhéran qu’ils seraient ciblés s’ils autorisaient des attaques contre des îles disputées du Golfe.
« La défense antiaérienne émiratie réagit actuellement aux menaces de missiles et de drones en provenance d’Iran », a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué, en expliquant que « les bruits entendus sont le résultat de l’interception » de ces projectiles.
Le centre de commandement interarmées iranien avait auparavant, dans un communiqué relayé par l’agence Tasnim, menacé la ville de Ras al-Khaïmah, aux Émirats arabes unis, de « violentes frappes » si « de nouvelles agressions sont lancées depuis leur territoire contre les îles iraniennes d’Abou Moussa et de Grande Tumb dans le Golfe », contrôlées par l’Iran, mais revendiquées par les Émirats arabes unis.
Samedi, les autorités de l’émirat de Ras al-Khaïmah (nord) ont également déclaré que « les bruits entendus dans certaines parties de la ville étaient le résultat d’opérations réussies d’interception » de la défense antiaérienne.
Les îlots d’Abou Moussa et de Grande et Petite Tumb, situés dans le Golfe, près de l’entrée du détroit d’Ormuz par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, sont une source de tensions entre l’Iran et les Émirats arabes unis depuis longtemps.
L’Iran accuse ses voisins du Golfe de permettre aux forces américaines de mener des attaques contre lui depuis leurs territoires. Depuis le début de la guerre, le 28 février, il a lancé de nombreuses frappes de missiles et de drones visant, selon lui, les intérêts américains dans ces pays.
Les États du Golfe ont nié à plusieurs reprises ces allégations, affirmant même avant le début de la guerre qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leurs territoires ou de leurs espaces aériens pour attaquer l’Iran.