Les États-Unis prépareraient différentes options pour relancer la guerre contre l’Iran

Trump a rejeté 5 propositions d'attaques à l'encontre de l'Iran ou des Houthis ces derniers mois, mais des responsables étudient actuellement de nouveaux plans, selon le New York Times

Le président américain Donald Trump dansant lors d’un meeting électoral au Freeman Coliseum de San Antonio, le 7 octobre 2026. (Crédit : Eric Gay/AP)

Le président américain Donald Trump a demandé au Pentagone de concevoir de nouveaux plans qui comprendront trois jours de frappes intensives à l’encontre des sites militaires et des sites énergétiques iraniens, en mettant l’accent sur les arsenaux de missiles et de drones de la République islamique, a rapporté le New York Times dans la journée de jeudi.

Selon cet article, le vice-président JD Vance a examiné ces plans avec des responsables de la sécurité nationale à Camp David, vendredi dernier. Le site d’information Axios avait également évoqué l’élaboration de nouveaux plans de guerre.

Il s’agira de la sixième série de plans présentés à Trump ces derniers mois, en vue d’un conflit majeur contre l’Iran ou contre le groupe terroriste chiite yéménite des Houthis au Yémen, un proxy de Téhéran, a précisé le Times. Trump a rejeté tous les plans précédents – même si les États-Unis ont effectué des frappes de représailles limitées à l’encontre de cibles iraniennes dans le sillage d’attaques qui ont visé le transport maritime et des alliés américains dans la région.

Le Times a cité les propos tenus par des responsables américains, qui ont confié que ces nouveaux plans prévoyaient environ trois jours de frappes intensives, des bombardements qui viseraient principalement les arsenaux de missiles et de drones de l’Iran, avec des stocks qui auraient été en grande partie reconstitués depuis le début de la guerre.

Les cibles pourraient également inclure des sites énergétiques et des centres de commandement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien.

Les États-Unis disposeront bientôt de trois porte-avions au Moyen-Orient pour la première fois depuis 2003, a fait remarquer l’article, après que le groupe aéronaval du Theodore Roosevelt a quitté les côtes américaines pour rejoindre deux autres déjà présents dans la région.

Des manifestants participant à un rassemblement pro-régime, sur une place de Téhéran, le 8 octobre 2026. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Trump avait fait savoir, dans la journée de jeudi, que Washington n’attaquerait pas l’Iran avant les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, affirmant que les deux pays menaient des discussions « productives » visant à mettre un terme à une guerre qui dure depuis désormais sept mois.

Ce qui avait semblé contredire un reportage diffusé par la chaîne d’information N12, qui avait révélé que des officiers américains avaient demandé à Israël de se préparer à une attaque massive contre l’Iran dans un délai de trois semaines – un délai qui s’achèverait peu avant les élections de mi-mandat.

Par ailleurs, Trump a expliqué jeudi que ses propos – il avait affirmé que l’Iran était susceptible « d’anéantir » des villes californiennes – avaient été mal interprétés et qu’il avait, en réalité, fait référence à la nécessité pour la population de tolérer une hausse des prix de l’essence.

Trump avait prononcé ces paroles lundi au cours d’un rassemblement politique qui était organisé dans le Nebraska, alors qu’il évoquait les sacrifices économiques consentis par les Américains en temps de guerre.

« Rappelez-vous, avec la guerre, c’est juste artificiel, c’est un peu élevé, c’est un petit prix à payer », avait-il alors déclaré.

« C’est un petit prix à payer pour assurer la sécurité du monde, pour assurer la sécurité de notre pays. Ils pourraient anéantir une ville. Ils pourraient anéantir Los Angeles, ils pourraient anéantir San Diego. C’est un prix très modeste à payer, et tout cela sera très vite terminé. »

Les responsables démocrates de Californie et certains de ses collègues républicains avaient rapidement condamné ces propos.

« Ce que j’ai voulu dire, c’est qu’une hausse temporaire du prix de l’essence est un petit prix à payer pour que l’Iran ne dispose pas d’une arme nucléaire », a écrit Trump ultérieurement dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.

Le président américain Donald Trump regardant une vidéo diffusée sur un écran lors d’un meeting électoral au Freeman Coliseum de San Antonio, au Texas, le 7 octobre 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP)

« Si vous voulez voir ce qu’est un prix élevé, imaginez ce que ce serait s’ils bombardaient San Diego et/ou Los Angeles ? », a-t-il poursuivi, tout en professant son amour pour ces deux villes.

Les États-Unis et Israël avaient lancé leur guerre contre l’Iran le 28 février dans le but de détruire les programmes nucléaires et de missiles balistiques de la République islamique et de déstabiliser le régime. L’Iran avait alors riposté par des frappes meurtrières visant Israël et les États arabes abritant des bases américaines, ainsi que par le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitaient environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz fossile avant le conflit.

Les États-Unis avaient réagi en imposant un blocus sur les ports iraniens.

Depuis, les combats ont connu un fragile cessez-le-feu au mois d’avril, lorsque le conflit armé entre Israël et l’Iran a en grande partie cessé. Mais les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran qui ont suivi, des négociations menées sous la médiation du Qatar et du Pakistan, semblent être au point mort, l’Iran refusant les exigences américaines de démanteler son programme nucléaire et de rouvrir entièrement le détroit.

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