Les États-Unis retirent leurs bombardiers d’une base britannique visée par une attaque présumée
Un responsable du Pentagone affirme que les B-1 ont regagné leurs bases aux États-Unis après que Londres a accusé Téhéran d’avoir préparé un complot contre la base de la RAF à Fairford
Les États-Unis ont retiré leurs bombardiers B-1 de la base militaire britannique de Fairford, suite à l’incident qui a conduit à l’arrestation de plusieurs suspects, a indiqué dimanche le Pentagone.
« Tous les bombardiers américains qui avaient été déployés sur la base de la RAF Fairford ont été redéployés vers leurs bases d’origine aux États-Unis », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.
Fin septembre, la police était intervenue près de la base aérienne de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, après un appel passé aux services d’urgence signalant « trois véhicules suspects ».
À l’intérieur des véhicules, la police a déclaré n’avoir trouvé « aucun engin explosif », mais de l’essence « en quantité ».
Depuis, six hommes ont été arrêtés, cinq Britanniques sur place, puis un Britanno-Iranien quelques jours plus tard, pour des soupçons de « préparation d’un acte terroriste ».
Ils ont tous été remis en liberté sous contrôle judiciaire et de nombreuses zones d’ombre entourent cette affaire.
Mercredi, le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a affirmé qu’il existait de « fortes indications » de l’implication de l’Iran dans cet incident, ce que les autorités iraniennes ont rejeté.
La base de Fairford est utilisée depuis mars par les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran pour des « opérations défensives », d’après Londres.